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Josée Blanchette a déjà visité une ferme laitière dans le cadre d’un reportage. Photo: Gracieuseté de Josée Blanchette

Josée Blanchette a déjà visité une ferme laitière dans le cadre d’un reportage. Photo: Gracieuseté de Josée Blanchette

La campagne, tricotée serrée

AUSTIN — La journaliste et auteure Josée Blanchette vit en garde partagée entre la ville et la campagne. Au gré de ses horaires, elle se promène entre la rive sud de Montréal et l’Estrie. 

De la maison familiale d’Abercorn, près de Sutton, au chalet de Highwater jusqu’à sa résidence d’Austin, Josée Blanchette a toujours eu un faible pour les Cantons-de-l’Est.

Animatrice, auteure, journaliste et chroniqueuse, Josée Blanchette porte plusieurs chapeaux. Elle signe notamment une chronique dans Le Devoir. Photo gracieuseté de Josée Blanchette

Animatrice, auteure, journaliste et chroniqueuse, Josée Blanchette porte plusieurs chapeaux. Elle signe notamment une chronique dans Le Devoir. Photo gracieuseté de Josée Blanchette

« J’y ai mes souvenirs. J’aime la diversité du paysage, les montagnes », raconte-t-elle. L’auteure y a également ses habitudes. Avec son mari, l’économiste François Delorme, elle fait un « petit jardin ». « Je cuisine beaucoup, je vais marcher au lac Memphrémagog. Ma job, c’est de réfléchir et je trouve que ça réfléchit bien ici », résume-t-elle simplement. 

Elle randonne souvent au mont Lacharité, sa « petite montagne » à Eastman, ainsi qu’à Owl’s Head. « Les vues sont fantastiques. C’est vraiment un paysage qui m’apaise. J’ai besoin des contrastes, du relief, mais en même temps, il y a une douceur dans ce paysage », dépeint-elle. Pour la chroniqueuse au quotidien Le Devoir, cette proximité avec la nature « agit sur nous. On n’a pas besoin de faire grand-chose. On a juste à être dehors ». Mme Blanchette a même converti son urbain de mari à la vie à la campagne. « Mon mari vit ici à temps plein et il ne retournerait pas en ville. J’en ai fait un homme de la campagne! Il ne veut plus bouger d’ici », confie-t-elle.

Le couple vit dans une demeure datant de 1850. « Selon les agents d’immeuble, les vieilles ancestrales, ça plaît aux artistes et je suis une artiste dans l’âme. J’aime tout ce qui est patrimonial », plaisante l’auteure de plusieurs livres.

Au-delà des montagnes, de la vue sur le lac et de sa vieille maison au charme romantique, c’est le tissu social qui attire Josée Blanchette à la campagne. « L’humain, la facilité de contact, c’est ce que j’aime des régions au Québec. Tu te sens en famille. En ville, j’ai plein de voisins que j’apprécie, mais c’est bonjour, bonsoir dans l’ascenseur. Ici, à la campagne, je connais bien plus mes voisins. Il y a un réseau, de l’entraide. On voit à notre monde. » Un jour, elle espère poser ses valises pour de bon à la campagne. « Je ne me rappelle plus quel poète disait : “Quand je quitte la ville, je quitte mes amis et quand je quitte la campagne, je quitte mon âme.” Eh bien, c’est pas mal vrai », conclut Josée Blanchette.