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Les foires agricoles existent depuis le Moyen-Âge en Europe, mais elles n’ont pris forme au Québec qu’au début des années 1800.

Les foires agricoles existent depuis le Moyen-Âge en Europe, mais elles n’ont pris forme au Québec qu’au début des années 1800.

La petite histoire des jugements d’animaux

As-tu déjà fait un tour de grande roue, mangé une poutine ou flatté un cheval lors d’une des nombreuses expositions agricoles de la province? Si tu as mis les pieds dans un de ces événements incontournables de l’été, tu as probablement remarqué la présence de concours d’animaux.

Chevaux, vaches, taureaux, moutons, porcs et poules font l’objet de compétitions dans lesquelles ils sont notamment jugés pour leur beauté. Les foires agricoles existent depuis le Moyen-Âge en Europe, mais elles n’ont pris forme au Québec qu’au début des années 1800. Avant leur avènement, seuls les marchés publics hebdomadaires assuraient la visibilité des agriculteurs. Une première foire officielle s’est tenue pendant deux jours à Québec, sur les Plaines d’Abraham, en 1818. Cette initiative des sociétés d’agriculture de Québec et de Montréal avait pour but de récompenser les meilleurs agriculteurs, d’encourager l’agriculture et son développement ainsi que de favoriser le réseautage entre agriculteurs. Ce fut un franc succès puisque la tradition se poursuit et que l’on compte aujourd’hui une trentaine de foires à travers la province. Les compétitions d’animaux y tiennent une place centrale, et ce, depuis la naissance de ces événements.

Comment les juges arrivent-ils à choisir le plus bel animal du lot? Des critères clairs sont établis pour chaque catégorie. Dans le cas de la volaille, la beauté du plumage, du poil et du poitrail de l’animal est jugée. Oies, poules, cailles et dindons se pavanent ainsi devant le jury dans le but de permettre à leur éleveur de remporter le premier prix. Dans le cas des porcs, c’est la charpente de l’animal qui intéresse les juges, car elle détermine la qualité du jambon qu’il fournira. Chez les vaches, la capacité de production laitière, le potentiel de reproduction, la facilité de vêlage ainsi que la beauté générale de l’animal sont pris en compte.

Les agriculteurs aux spécimens les plus beaux, les plus productifs et les plus susceptibles de fournir la meilleure viande ou la plus grande quantité de lait augmentent leurs chances de vendre leurs animaux à bon prix. La raison est simple : un animal aux gènes avantageux a de fortes chances de donner naissance à des petits possédant les mêmes qualités!

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Virginie Cloutier-Naud, collaboration spéciale

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Ce texte est tiré de la section Jeunesse