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Le réalisateur Édouard Bergeon s’est inspiré de son histoire personnelle pour concevoir le film Au nom de la terre. Photo : Philippe Vandendriessche

Le réalisateur Édouard Bergeon s’est inspiré de son histoire personnelle pour concevoir le film Au nom de la terre. Photo : Philippe Vandendriessche

Un film sur le suicide en agriculture sort en France

Le film Au nom de la terre met en lumière une réalité encore peu dépeinte au cinéma : le suicide des agriculteurs. Le film d’une heure quarante-cinq met en vedette Guillaume Canet dans le rôle de Pierre, un producteur de chèvres dont les dettes s’accumulent et qui, malgré l’amour de sa femme et de ses enfants, finira par commettre l’irréparable.

Durant la première heure, le film témoigne du bonheur de Pierre, de sa femme Claire et de ses enfants dans leur ferme, entaché par le manque de liquidités qui commence à se faire sentir. Lorsque Pierre se présente à la banque pour en acquérir, on lui en accorde à la condition qu’il diversifie sa production et construise un poulailler. Mais voilà que le bâtiment neuf passe au feu et c’est le début de la fin pour Pierre.

Guillaume Canet. Photo : Gracieuseté

Guillaume Canet. Photo : Gracieuseté

Le film est basé sur l’histoire personnelle du réalisateur Édouard Bergeon, dont le père agriculteur, Christian Bergeon, s’est enlevé la vie dans les années 1990.

Au cœur des familles agricoles

Après avoir visionné la bande-annonce, le directeur général de l’organisme Au cœur des familles agricoles, René Beauregard, espère qu’un message d’espoir ressortira du film. « Il faut parler de ce que les agriculteurs vivent parce que je pense que les gens ne sont pas conscients de ce que c’est aujourd’hui d’être agriculteur, mais en même temps, il ne faut pas que le message qui en découle soit négatif. Il y a des gens qui regarderont ce film-là et que ça viendra chercher », souligne-t-il. Il ajoute que le monde agricole traverse des périodes difficiles, mais qu’il y a moyen de s’en sortir et que l’aide est présente et accessible. « Nous, on est là, les centres de prévention du suicide sont là, donc il ne faut pas voir ça de façon négative. Il y a toujours moyen d’aller chercher de l’aide », souligne-t-il.

À noter qu’il est trop tôt pour savoir si le film s’amènera au Québec ni quand.

Si vous avez besoin d’aide… 

Des ressources à connaître
Besoin d’aide ? 1 866 APPELLE (1 866 277-3553)
Liste complète des centres de crise du Québec : centredecrise.ca/listecentres
Au Cœur des familles agricoles (ACFA) : 450 768-6995 ou acfareseaux.qc.ca