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Ottawa souhaite réduire la dépendance en engrais et fertilisants du pays envers la Russie. Photo : Shutterstock

Ottawa souhaite réduire la dépendance en engrais et fertilisants du pays envers la Russie. Photo : Shutterstock

Tarifs de 35 % sur les intrants russes : pas d’exemption pour les producteurs

Malgré la hausse inflationniste des coûts à la ferme provoquée par la guerre en Ukraine, les producteurs agricoles ne seront pas exemptés des sanctions tarifaires de 35 % imposées sur les engrais et fertilisants en provenance de Russie. La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, l’a affirmé lors de l’étude des crédits budgétaires par le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire, à Ottawa le 19 mai.

La ministre ferme également la porte à l’exemption et au dédommagement pour les surcharges imposées aux producteurs ayant commandé et payé leurs factures d’intrants avant l’entrée en vigueur des sanctions tarifaires au début du mois de mars.

Mme Bibeau a rappelé qu’elle avait apporté des modifications au Programme de paiement anticipé afin d’accroître les liquidités des producteurs dans les fermes.  « On travaille à d’autres options pour venir en appui à nos producteurs, mais pas sous la forme de [subventions] », dit-elle.

Interrogée par le vice-président conservateur du comité, John Barlow, elle a reconnu qu’aucun autre pays du G7 n’imposait de tels tarifs sur les fertilisants, et s’est bien défendue de vouloir imposer aux producteurs de manière déguisée, par ce tarif douanier de 35 %, une réduction forcée de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Importation d’abeilles

L’important taux de mortalité enregistré dans les ruches du Québec à cause du parasite varroa est un problème pancanadien et le gouvernement fédéral s’affaire à faciliter l’importation d’abeilles pour aider le secteur. « On a redoublé d’efforts pour trouver des sources de pays sécuritaires d’où on peut importer des abeilles, non seulement des reines, mais aussi des nucléis. Et aussi faciliter le transport qui est devenu un enjeu, car durant la COVID-19, il y avait beaucoup moins de vols », a répondu la ministre Bibeau à une question du député bloquiste Yves Perron. Elle laisse entendre que des apiculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard pourraient approvisionner les autres provinces. Bien au fait de l’aide ponctuelle réclamée par les apiculteurs québécois (voir texte en page 6), la ministre Bibeau tentera d’évaluer si les programmes existants pourront aider les apiculteurs et, par la suite, travailler à trouver des moyens d’améliorer la résilience de l’industrie dans le futur.