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Les voyageurs transportant illégalement de la viande contaminée dans leurs valises constituent l’un des principaux vecteurs de propagation du virus. Crédit photo : Archives/TCN

Les voyageurs transportant illégalement de la viande contaminée dans leurs valises constituent l’un des principaux vecteurs de propagation du virus. Crédit photo : Archives/TCN

Plus de chiens renifleurs contre la peste porcine africaine

À Sherbrooke, la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a annoncé un investissement de 31 M$ pour embaucher 24 chiens renifleurs supplémentaires dans les aéroports du pays. Par ailleurs, le Canada accueillera le mois prochain le tout premier forum international sur la peste porcine africaine (PPA).

Ces deux mesures visent à réduire les risques de l’entrée au pays de la peste porcine africaine qui fait rage en Chine et qui a fait des percées en Europe. C’est un soupir de soulagement qu’émettent les éleveurs de porcs du pays. « Le gouvernement a compris le danger, a pris le risque au sérieux et veut nous aider, indique le 2e vice-président du Conseil canadien du porc (CCP) et administrateur aux Éleveurs de porcs du Québec, René Roy. C’est une très bonne nouvelle. »

En janvier, la filière porcine canadienne souhaitait voir trois fois plus de chiens renifleurs dans les aéroports du pays. La somme de 31 M$ annoncée permettra d’augmenter de 15 à 39 le nombre équipes de chiens dépisteurs au cours des cinq prochaines années, mais également de coordonner le déploiement des équipes dans les aéroports du pays en fonction de la provenance des passagers plus à risque de propager la maladie.

Présents à la conférence de presse, les responsables de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ont affirmé intercepter régulièrement de la viande aux frontières canadiennes, sans toutefois effectuer les tests de dépistage du virus. Cependant, l’ASFC travaille en collaboration avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour développer un programme de dépistage.

Forum

Quinze pays ont déjà confirmé leur présence au premier forum international sur la PPA, qui se tiendra à Ottawa du 30 avril au 1er mai 2019.

L’objectif sera de développer des approches bilatérales pour réussir à contenir la maladie, mais également pour empêcher qu’elle ne franchisse pas la frontière canadienne, a précisé la ministre. « Ce sera en collaboration avec les États-Unis, grâce à l’appui de dirigeants du Mexique, de l’Union européenne, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, de l’Organisation mondiale de la santé animale, des partenaires provinciaux et de l’industrie », a souligné Mme Bibeau, en conférence de presse. Le CCP et les principaux transformateurs du pays collaboreront financièrement et logistiquement à l’organisation du forum d’Ottawa. 

La Chine, où la maladie a déjà tué plus d’un million de bêtes, a aussi été invitée à participer au forum.

Rappelons que la PPA n’est pas dangereuse pour l’homme, mais qu’aucun vaccin n’est disponible pour les animaux et le taux de mortalité atteint 80 à 90 %.