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Au terme des discussions, la ministre Bibeau dit avoir perçu une ouverture du côté japonais sur le dossier de la régionalisation en cas d’éclosion de peste porcine africaine. Photo provenant du compte Twitter de Marie-Claude Bibeau

Au terme des discussions, la ministre Bibeau dit avoir perçu une ouverture du côté japonais sur le dossier de la régionalisation en cas d’éclosion de peste porcine africaine. Photo provenant du compte Twitter de Marie-Claude Bibeau

Le Canada envisage d’exporter plus au Japon

Si l’écart se creuse entre le Canada et la Chine depuis la révocation par Pékin des permis de distribution des deux plus gros exportateurs de canola canadien, Richardson International et Viterra, un rapprochement se réalise avec le Japon. C’est ce qu’a soutenu la ministre Marie-Claude Bibeau au terme de la Conférence des ministres de l’Agriculture du G20, qui a eu lieu les 11 et 12 mai au Japon.

Canola canadien en Chine

Comparativement à la même période en 2018, les volumes de canola canadien exportés en Chine ont diminué de 40,6 % au cours du premier trimestre de 2019. En marge du G20, la ministre de l’Agriculture a exhorté son homologue chinois Han Changfu à régler rapidement le litige sur le canola. Rappelons que les permis ont été révoqués à la suite de la découverte de parasites dans les grains et que les chargements canadiens sont en quarantaine là-bas depuis. Marie-Claude Bibeau a réitéré sa demande, restée sans réponse depuis plus d’un mois, d’envoyer une délégation technique canadienne en Chine afin de vérifier la conformité des grains.

Pour l’instant, le Canada tente de trouver des solutions, mais n’exclut pas la possibilité de demander le soutien des membres du G20 pour imposer des mesures de représailles à l’égard de la Chine.

Le Japon à la rescousse

Le conflit chinois pousse le Canada à chercher d’autres partenaires commerciaux comme le Japon pour diversifier ses marchés d’exportation de canola, mais aussi de porc, de bœuf, de grains de soya et de produits transformés. Le Japon est déjà le troisième partenaire commercial du Canada en matière d’agriculture et d’alimentation.

À Niigata, la ministre Bibeau s’est entretenue avec son homologue japonais Takamori Yoshikawa. Elle a ensuite rencontré les principaux importateurs de canola japonais, à Tokyo, aux côtés du président du Conseil canadien du canola, Jim Everson. Ces rencontres ont laissé entrevoir d’intéressantes opportunités pour les deux pays, dont les échanges commerciaux seront appelés à croître davantage avec le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

Ouverture à la régionalisation

L’une des solutions priorisées au Canada pour maintenir les exportations de porc en cas d’éclosion de peste porcine africaine (PPA) est de régionaliser le pays. Si les négociations de reconnaissances mutuelles étaient jusqu’à aujourd’hui ardues entre le Canada et le Japon, Mme Bibeau dit avoir perçu une ouverture du côté japonais au terme des discussions. « Il y a une confiance à l’égard de nos systèmes respectifs d’inspection, de contrôle et de réglementation », a-t-elle souligné. 

Nouvelle coalition AG5

Le Canada sera membre d’une nouvelle coalition, l’AG5, dont l’objectif sera de renforcer la sécurité alimentaire mondiale, a annoncé la ministre canadienne de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, en conférence téléphonique depuis le Japon, le 13 mai. Quatre autres pays en seront membres, soit les États-Unis, le Mexique, le Brésil et l’Argentine. « Nous voulons [aussi] travailler pour établir un commerce basé sur la science et l’analyse des risques », a précisé Mme Bibeau.