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L’Union européenne exige du bœuf sans hormones de croissance et n’accepte pas les principaux produits de nettoyage des carcasses utilisés au Canada. Crédit photo : Archives/TCN

L’Union européenne exige du bœuf sans hormones de croissance et n’accepte pas les principaux produits de nettoyage des carcasses utilisés au Canada. Crédit photo : Archives/TCN

L’Accord est signé, mais tout n’est pas réglé

Même si l’Accord économique et commercial global (AECG) a été signé par le Canada et l’Union européenne le 30 octobre, toutes les questions sont loin d’être réglées.

L’Accord prévoit que le Canada pourra exporter 80 000 tonnes de viande de porc d’ici cinq ans et 65 000 tonnes de bœuf. L’effet de ces deux gains pourrait toutefois prendre du temps à se concrétiser pour des raisons réglementaires, mais aussi parce que le marché européen pour ces viandes est déjà dans une crise de bas prix. Le porc canadien devrait pouvoir bénéficier un peu plus facilement des opportunités du nouvel accord. De plus, il faut considérer que le porc et le bœuf européen pourront également être exportés au Canada sans tarif ni contingent.

Les canneberges, le sirop d’érable et une foule d’autres produits pourront profiter d’une abolition des tarifs douaniers qui oscillent en ce moment entre 6 % et 16 % en fonction des lignes tarifaires.

Compensations au secteur laitier

On a beaucoup parlé de la principale concession du Canada dans le secteur agricole : un quota de 17 500 tonnes de fromages européens, qui pourra être importé sans tarif. Chrystia Freeland, ministre du Commerce international du Canada, a réitéré le 31 octobre la promesse de son gouvernement de mettre en place un programme de compensations avant la mise en œuvre de l’accord. Aucun montant ni aucun détail du programme n’ont cependant été dévoilés. Les Producteurs de lait du Québec évaluent la perte à 150 M$ par an.

La Coalition avenir Québec et le Parti québécois ont tous les deux réclamé qu’Ottawa mette en place rapidement ce programme de compensations pour le secteur laitier.

L’entrée en vigueur provisoire de l’AECG devrait être possible dès l’hiver prochain quand le Parlement européen aura voté. Ce dernier devrait probablement aller dans le sens des gouvernements des 28 pays qui viennent de donner le feu vert.