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La viande de porc et de bœuf du Canada pourra de nouveau être exportée en Chine. Crédit : Shutterstock.com

La viande de porc et de bœuf du Canada pourra de nouveau être exportée en Chine. Crédit : Shutterstock.com

La Chine reprend ses importations de porc et de bœuf du Canada

Après quatre mois de suspension temporaire, la Chine ouvre de nouveau les frontières à la viande de porc et de bœuf du Canada.

C’est ce qu’a annoncé sur Twitter le premier ministre Justin Trudeau, le 5 novembre. « Bonne nouvelle pour les agriculteurs canadiens : les exportations de porc et de bœuf vers la Chine reprendront. Merci à l’ambassadeur Barton et à l’industrie canadienne de la viande d’avoir contribué à rouvrir ce marché clé pour nos producteurs de viande et leur famille », a-t-il indiqué.

Le Conseil canadien des viandes précise que notre pays sera « en probation » pour une durée indéterminée. « Ça signifie que tout doit être mis en œuvre pour que les envois soient pleinement conformes aux exigences d’importation de la Chine et que tous les documents soient exacts », insistent les Éleveurs de porcs du Québec.

La Chine est le deuxième marché d’exportation de produits canadiens de porc en volumes. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’industrie porcine, les producteurs du Québec ne verront pas une énorme différence, explique le président des Éleveurs, David Duval. « La réouverture du marché chinois ne change pas le contexte de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Puisque notre prix est basé sur des indices américains, nos éleveurs ressentiront peu les effets de cette bonne nouvelle dans le prix qui leur est versé », souligne-t-il.

Les modalités de la reprise ne sont pas encore connues.

Le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault, se dit content de la nouvelle, même s’il n’a pas encore pu s’entretenir avec ses patrons. Il se demande cependant si la levée de l’embargo sera applicable pour tous les abattoirs de l’entreprise. Rappelons que les exportations de l’usine d’Olymel Red Deer en Alberta ont été suspendues un mois avant l’embargo national.

Du côté des Producteurs de bovins du Québec, l’heure est aux réjouissances. Le président Claude Viel espère toutefois que la Belle Province profitera enfin de la légère hausse des prix engendrée par la demande chinoise sur le marché international.