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Montage : Archives/TCN

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Hausse des inspections sur le porc canadien en Chine

Après la suspension temporaire des permis d’exportation de deux transformateurs porcins, le mois dernier, la Chine a annoncé une hausse du nombre d’inspections sur les produits de porc canadien.

« En plus de l’examen approfondi de toute la documentation associée aux expéditions de viande et de produits de porc, tous les conteneurs seront ouverts pour inspection et, dans certains cas, 100 % des cartons seront inspectés », a indiqué la ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, aux parlementaires du Comité permanent de l’agriculture, le 6 juin. Les autorités chinoises évoquent l’épidémie de peste porcine africaine et la lutte à la contrebande pour expliquer cette décision. Cependant, aucun cas n’a été recensé au Canada à ce jour.

« Pour moi, ce n’est pas un problème de salubrité ni de maladie, c’est plutôt un problème diplomatique entre le Canada et la Chine. Nous, on doit se conformer à ce que les Chinois vont demander. Nos transformateurs vont faire les efforts nécessaires, mais c’est sûr que c’est inquiétant », a indiqué le président des Éleveurs de porcs du Québec, David Duval.

Selon la ministre, l’ambassade canadienne à Beijing a déjà abordé les questions administratives liées à l’exportation du porc auprès des autorités douanières chinoises. Un expert en santé animale de l’Agence canadienne d’inspection des aliments est d’ailleurs sur place pour faciliter les échanges techniques.

La ministre Bibeau dit œuvrer avec les producteurs et l’industrie pour éviter toute escalade des perturbations commerciales causée par des erreurs administratives.

Non-respect des exigences d’importation

Dans les cas d’Olymel en Alberta et de Drummond Export au Québec, les pièces justificatives ne respectaient pas les exigences d’importation. Olymel a confirmé à La Terre que le permis d’exportation de l’usine de Red Deer en Alberta était toujours suspendu en Chine et que l’entreprise était en contact avec les autorités locales.

Interrogé à savoir si les producteurs de porcs seraient dédommagés, comme dans le canola, en cas de suspension totale des exportations porcines en Chine, le cabinet de la ministre Bibeau a indiqué qu’il était trop tôt pour se prononcer.