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André D. Beaudoin tirera sa révérence d’UPA DI comme secrétaire général le 10 décembre. Photo : Gracieuseté d’UPA DI

André D. Beaudoin tirera sa révérence d’UPA DI comme secrétaire général le 10 décembre. Photo : Gracieuseté d’UPA DI

27 ans au développement international

Malgré le fait qu’il ait quitté son poste de secrétaire général d’UPA Développement international (UPA DI) le 10 décembre, André D. Beaudoin a l’intention de continuer à s’impliquer dans certaines causes en coopération.

Celui qui a été à la tête de l’organisation pendant 27 ans passera le flambeau à l’économiste agricole Hugo Beauregard-Langelier, directeur du développement des affaires à UPA DI. Pour assurer cette transition, M. Beaudoin sera conseiller à la direction durant une période d’environ six mois.

Stratégies durables

Lorsqu’il dresse le bilan des réalisations marquantes d’UPA DI, M. Beaudoin est envahi par un sentiment de fierté, surtout en raison des projets soutenus par l’organisation qui ont su faire leur chemin. « On ne s’intéresse pas qu’aux problématiques [dans les pays d’intervention], souligne-t-il. On veut surtout chercher des solutions pratiques pour que les projets soient durables. » Et tout le travail de coopération est fait en « mode dialogue » avec les organisations sur le terrain, précise M. Beaudoin.

À ce chapitre, il estime que les efforts déployés pour aider les paysans à avoir un meilleur accès à leur marché ont porté fruit. Il parle entre autres de la création d’un nouveau fonds de développement au Bénin, qui s’apparente au modèle de La Financière agricole du Québec.

Au fil du temps, M. Beaudoin a vu plusieurs organisations au Burkina Faso, au Mali ou encore en Guinée voler de leurs propres ailes. « Elles ont maintenant pignon sur rue et sont devenues pratiquement autonomes. Elles rendent des services réels de mise en marché, de livraisons d’intrants, etc. »

UPA DI a aussi pris du galon au cours des deux dernières décennies. L’organisation, qui était dotée d’une enveloppe annuelle d’environ 300 000 $ à la fin des années 1980, dispose aujourd’hui d’un budget de 10 M$ par année, indique M. Beaudoin. Celui-ci souhaite également mentionner la contribution significative de l’ensemble des membres de l’Union, qui appuient la mission d’UPA DI à hauteur de 5 $ chacun par l’entremise de leur cotisation annuelle.
« Ce geste-là nous permet d’innover. Ça nous donne encore plus de reconnaissance auprès des bailleurs de fonds », fait-il valoir.

Autres chapeaux

Par ailleurs, M. Beaudoin prévoit terminer son mandat au printemps prochain à la présidence par intérim d’AgriCord, une alliance de 13 agri-agences internationales basées surtout en Europe et en Asie, et dont UPA DI fait partie. Ce regroupement intervient auprès de 200 organisations paysannes à travers le monde.

Un autre mandat lui permettra également de contribuer, durant encore au moins deux ans, au développement international : celui de la présidence du Fonds d’investissement solidaire international du Québec (FISIQ). Ce regroupement d’organismes de coopération, créé en janvier dernier, soutient diverses initiatives d’économie solidaire, dont certaines en agriculture.