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L’horticultrice Gisèle Lebrun a présenté l’iris à Pauline Marois le 24 juin dernier. Crédit photo : Maurice Gagnon

L’horticultrice Gisèle Lebrun a présenté l’iris à Pauline Marois le 24 juin dernier. Crédit photo : Maurice Gagnon

Un iris homologué au nom de Pauline Marois

SAINT-ROCH-DES-AULNAIES — Le 24 juin dernier, jour de la Saint-Jean-Baptiste, une horticultrice de Saint-Roch-des-Aulnaies, Gisèle Lebrun, a dévoilé un iris qui portera désormais le nom de l’ex-première ministre du Québec, Pauline Marois. 

Cet iris exclusif, né d’une hybridation, sera enregistré à The American Iris Society. Mme Lebrun a à ce jour homologué neuf hybridations d’iris auprès de cette société, dont deux sont dédiés à des personnalités connues. En juin 2001, elle avait dévoilé un iris au nom de Jean Béliveau en présence de l’ex-joueur vedette des Canadiens de Montréal.

C’est une citoyenne, Josette Lacoursière, qui a proposé à Mme Marois d’accepter cet hommage. L’ancien député André Simard, aujourd’hui maire de Saint-Roch-des-Aulnaies, y a également joué un rôle. 

Des racines fortes

Trois couleurs sont au cœur de l’Iris Pauline Marois : le jaune qui signifie l’espoir, le blanc pour la sérénité et le rose, comme le mentionnait Gisèle Lebrun en souriant, parce que l’ex-première ministre « a souvent les joues roses ». Mme Lebrun insistait aussi sur la force des racines de l’iris, ce qui représente bien la personnalité de la femme politique que Mme Marois a été durant 35 ans.

Après une visite des Jardins de Gisèle, où l’on peut notamment admirer 525 variétés d’iris, Mme Marois a salué le travail et la passion de Gisèle Lebrun. « Vous cultivez la beauté », a-t-elle déclaré à l’horticultrice. Pauline Marois a dit aimer beaucoup les fleurs et apprécier principalement la force et la délicatesse de l’iris. « Je me suis reconnue dans cette fleur hybridée pour moi », a ajouté la première femme à avoir occupé le poste de première ministre du Québec.

Lors de la visite, Mme Lebrun a expliqué comment on fait une hybridation à partir d’un donneur et d’un receveur. « C’est la fleur, dit-elle, où l’on retrouve la plus grande variété de couleurs. » Aussi, précise Mme Lebrun, contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas une fleur de lys qui orne le drapeau du Québec, mais un iris. 

Les Jardins de Gisèle sont ouverts au public depuis 1985.