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Après être sortie de son enclos, la vache s’est promenée dans le quartier résidentiel entourant la ferme de la famille Proteau. Photos : Steve Jolicoeur

Après être sortie de son enclos, la vache s’est promenée dans le quartier résidentiel entourant la ferme de la famille Proteau. Photos : Steve Jolicoeur

Évasion bovine en pleine ville

Comme pour rappeler la présence du dernier bastion agricole de l’arrondissement Charlesbourg à Québec, une vache a semé l’émoi en prenant la fuite dans les rues de ce secteur résidentiel le 24 octobre.

La vache a traversé la clôture électrifiée d’un champ de la Ferme Omer Proteau, situé près de la rue des Vignobles. « Ça ne faisait que 15 jours qu’on l’avait et elle n’était pas beaucoup habituée à la ferme », explique André Proteau, l’un des propriétaires, ajoutant qu’elle n’était pas familière avec ce type de clôtures. « Je pense qu’en passant près du fil électrique, elle a attrapé un choc. C’est probablement ce qui l’a énervé et elle a pris la poudre d’escampette », raconte-t-il.

La bête ne s’est pas laissé approcher facilement.

La bête ne s’est pas laissé approcher facilement.

André Proteau a appelé les renforts alors que la vache s’approchait du boulevard Louis XIV. S’en est suivi une opération policière inusitée lors de laquelle la bête ne s’est pas laissé approcher facilement. « Notre travail quand ce type de situation arrive, c’est vraiment de contenir l’animal, précise Étienne Doyon, porte-parole du Service de police de la ville de Québec. Dans le cas d’un animal de ferme, ce qu’on veut c’est tout simplement le redonner à son propriétaire. Abattre un animal, c’est vraiment, vraiment en dernier recours. » Les agents de la faune ont été appelés en renfort et la vache a terminé sa cavale au bout d’une fléchette sédative, puis transportée dans le bon champ.

Les agents de la faune ont dû avoir recours à une fléchette sédative.

Les agents de la faune ont dû avoir recours à une fléchette sédative.

La bête en question « tranquille » et « douce », « va très bien », précise André Proteau. Elle n’est pas près de fuir de nouveau, car elle a été installée dans l’étable pour l’hiver. Il y a eu plus de peur que de mal autour de cette évasion médiatisée. « Maintenant, on en rit », lance la sœur d’André, Marie-Hélène Proteau. 

Emilie Nault-Simard, collaboration spéciale