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Il est très important d’avoir de bonnes bandes riveraines le long des fossés et cours d’eau dans les fermes, mais c’est l’ensemble des bonnes pratiques qui assurera une diminution de la pollution diffuse. Photo : Archives/TCN

Il est très important d’avoir de bonnes bandes riveraines le long des fossés et cours d’eau dans les fermes, mais c’est l’ensemble des bonnes pratiques qui assurera une diminution de la pollution diffuse. Photo : Archives/TCN

Implantation d’une bande riveraine (2e partie)

La bande riveraine joue un rôle important dans la protection de la qualité de l’eau. De quelle largeur doit être une bande riveraine et quelle doit en être la composition?

En vertu de la politique de protection des rives et des plaines inondables, la bande riveraine doit avoir au moins trois mètres mesurés à partir de la ligne des hautes eaux et au minimum un mètre sur le haut du talus. Un suivi au champ effectué systématiquement dans un club agroenvironnemental a démontré que 43 % des bandes riveraines de leurs membres étaient en deçà d’un mètre sur le haut du talus. Il y a donc du travail de sensibilisation à faire auprès des agriculteurs pour que cette ligne de défense agroenvironnementale soit renforcée.

On peut établir des bandes riveraines de type graminée ou de type arbustif. La bande riveraine arbustive est avantageuse pour plusieurs raisons. Les arbustes sont visibles quand on travaille le sol. La stabilité des berges est davantage assurée par le réseau racinaire des arbustes appropriés. Des études ont clairement démontré la grande biodiversité des bandes riveraines arbustives. Les arbustes contribuent à faire de l’ombre au cours d’eau et peuvent avoir un certain effet brise-vent. Cependant, à défaut de vouloir établir des arbustes, une bonne bande riveraine de graminées fera un bon contrôle du ruissellement.

Il est très important d’avoir de bonnes bandes riveraines le long des fossés et cours d’eau dans les fermes, mais c’est l’ensemble des bonnes pratiques qui assurera une diminution de la pollution diffuse. Une bonne régie dans la fertilisation au champ et la mise en place de mesures de conservation des sols permettant de laisser suffisamment de résidus de culture en surface demeurent la base de la protection de la qualité de l’eau. 

Un suivi au champ a démontré que 43 % des bandes riveraines étaient en deçà d’un mètre sur le haut du talus. Il y a donc du travail de sensibilisation à faire.

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Richard Lauzier, retraité