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Saint-Robert-Bellarmin, un village de 600 habitants, compte possiblement le plus grand nombre d’entailles au Québec avec plus de 1,5 million d’unités. Crédit photo: Pierre-Yvon Bégin/TCN

Saint-Robert-Bellarmin, un village de 600 habitants, compte possiblement le plus grand nombre d’entailles au Québec avec plus de 1,5 million d’unités. Crédit photo: Pierre-Yvon Bégin/TCN

Le village à 1,5 million d’entailles

SAINT-ROBERT-BELLARMIN — Le village de Saint-Robert-Bellarmin, situé aux limites de l’Estrie et de la Beauce, compte parmi les plus importants centres de production de sirop d’érable au Québec… et au monde.

Pierre angulaire de l’économie locale, les 70 érablières qui s’y trouvent disposent de plus de 1,5 million d’entailles, selon un décompte conservateur. « On est une plaque tournante », affirme avec fierté le maire de l’endroit, Jeannot Lachance.

Pour la municipalité, la valeur foncière des érablières dépasse les 10 M$ d’une assiette fiscale de 56 M$. La production annuelle de cinq millions de livres de sirop d’érable représente ainsi à elle seule une entrée de fonds de près de 15 M$ dans ce village de 600 habitants. De quoi faire tourner quelques commerces, dont une station-service et un casse-croûte dépanneur.

« Bien des producteurs et leurs employés viennent déjeuner ici », constate avec plaisir la copropriétaire du casse-croûte, Sophie Lachance, heureuse de leur servir du vrai sirop d’érable.

Bruno Mercier est l’un de ces producteurs. Il a commencé avec 2 000 entailles et faisait bouillir l’eau d’érable « au fanal ». Aujourd’hui, il en compte 67 000 et emploie huit ou neuf personnes une bonne partie de l’année. « Ça vire pas mal », admet-il.

Au même titre qu’à Saint-Robert Bellarmin, l’économie de plusieurs villages du Témiscouata au Bas-Saint-Laurent repose aujourd’hui sur l’acériculture. Celle-ci a vaillamment pris la relève de l’industrie forestière. Pour la vingtaine de municipalités de ce territoire, le sirop d’érable génère annuellement 40 M$, soit plus du tiers de l’activité économique. 

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