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Une « entente » qui laisse des traces

Tel que publié dans La Terre de chez nous

L’entente intervenue devant les tribunaux, sans procès, pour mettre un à terme à une affaire de vol de bois dans le troisième rang du quartier Sacré-Cœur à Rimouski a laissé un goût très amer au propriétaire du boisé, Garnier Parent.

RIMOUSKI — Le boisé de 13 hectares, un bien de famille depuis 1790, a été ravagé par une coupe, sans ménagement, de 422 arbres à l’automne 2009 sur près de 3 hectares en bordure de la rivière Rimouski. Certains arbres comptaient plus de 250 ans et mesuraient jusqu’à 90 centimètres de diamètre.

L’accusé, Luc-André Pelletier, de Rimouski, a été condamné – après avoir plaidé coupable – à une sentence d’un an de prison « à purger dans la communauté » et à trois ans de probation sur recommandation commune des avocats au juge.

Garnier Parent n’exclut pas une poursuite au civil contre l’accusé qui a affirmé au juge vivre de l’aide sociale.

« Si le procès avait eu lieu, on aurait tout appris sur le modus vivendi de cette opération réalisée par des professionnels, ce qui m’aurait donné des dents pour aller au civil. Je vais quand même étudier ça dans les jours qui viennent », soutient M. Parent, qui ne croit absolument pas à la thèse d’une coupe effectuée en continuité du lot voisin de celui de la belle-mère de l’accusé.

Luc-André Pelletier, qui a aussi plaidé coupable à un non-respect des conditions de liberté surveillée, avait invoqué le fait que le lot de bois coupé se trouvait à la suite de celui de sa belle-mère.

« Ils ont loué une machine capable de scier des arbres de trois pieds sur la souche. Ce n’est pas pour aller couper des manches à balai sur la terre de la belle-mère. Ils ont traversé d’un lot à l’autre pour prendre les plus beaux spécimens. Il y a eu des arbres coupés qu’ils ont été laissé sur le terrain, gaspillés, pour aller en chercher d’autres… » dit le propriétaire du boisé qui habite Saint-Chrysostome sur la Rive-Sud de Québec.

La remise en état du terrain et le vol, estimés à plus de 17 000 $, selon la cour, est loin du compte, selon Garnier Parent. « Pour moi, le bois vaut plus que 5 000 $ ou 6 000 $ sur les 17 000 $ des dommages estimés. Parmi les tiges coupées, il y avait beaucoup d’érables piqués (NDLR Bois rare possédant un motif distinctif). Un billot provenant de cet érable vaut de 2 000 à 3 000 $ chacun, mais j’assume tout ça avec ce que j’ai déposé comme évaluation. »