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Les eaux de lavage des producteurs acéricoles n’étaient pas assujetties à ce jour aux demandes d’autorisation du ministère de l’Environnement. Photo : Archives TCN

Les eaux de lavage des producteurs acéricoles n’étaient pas assujetties à ce jour aux demandes d’autorisation du ministère de l’Environnement. Photo : Archives TCN

Projet de règlement sur les rejets des érablières

Si le projet de règlement publié dans la Gazette officielle du Québec le 19 février entre en vigueur dans sa forme actuelle, la majorité des entreprises acéricoles de la province devront prouver au ministère de l’Environnement qu’elles ne rejettent pas directement leurs eaux de lavage d’équipement et de tubulures dans des milieux humides ou hydriques.

Le règlement établit que les érablières de 20 000 à 75 000 entailles devront dorénavant faire parvenir une déclaration de conformité au ministère de l’Environnement afin d’exercer leurs activités. La déclaration envoyée devra être accompagnée de preuves que les eaux provenant du lavage de l’équipement et des tubulures ont un pH entre 6 et 9,5 et qu’elles ne sont pas rejetées directement dans un milieu humide ou hydrique.

Le règlement précise que les entreprises de 20 000 entailles et moins seront exemptées de cette déclaration, à condition « que les eaux usées provenant du lavage des équipements et des tubulures ne soient pas rejetées directement dans un milieu humide ou hydrique ».

Il est encore trop tôt pour évaluer pleinement l’impact d’un tel règlement, mais il sera significatif puisque les érablières sont souvent situées en milieu humide, souligne le responsable du dossier pour les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), Mathieu Oligny. « Ça complexifiera le travail des producteurs […] parce qu’ils devront faire des aménagements importants dans leur érablière », affirme-t-il.

Toute personne intéressée à commenter le projet de règlement a jusqu’au 19 avril 2020 pour faire parvenir par écrit ses doléances au ministère de l’Environnement.