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David Bolduc et sa conjointe Mado Poulin réalisent de très hauts rendements avec une moyenne de 7,5 livres à l’entaille lors des huit dernières années dans leur érablière de 3 225 entailles. Photo : Gracieuseté de David Bolduc

David Bolduc et sa conjointe Mado Poulin réalisent de très hauts rendements avec une moyenne de 7,5 livres à l’entaille lors des huit dernières années dans leur érablière de 3 225 entailles. Photo : Gracieuseté de David Bolduc

Il tente de battre son record de 9,43 livres à l’entaille

David Bolduc fait des pieds et des mains pour corriger les moindres défaillances qui lui permettront d’atteindre toujours de meilleurs rendements et de battre son fameux record de l’an passé de 9,43 livres à l’entaille.

Sa moyenne des huit dernières années s’établit à 7,53 lb à l’entaille, une réussite héritée de son père, dit-il humblement. « Mon père avait déjà de bons rendements avec une moyenne de 5,5 lb à ­l’entaille il y a huit ans. C’est lui qui m’a drillé. Quand j’étais jeune, il m’envoyait dans le bois pour faire les fuites. Et quand je revenais à la cabane, il me disait : ‘‘Retournes-y!’’ Parce que l’argent se fait dans le bois, pas dans la cabane », raconte M. Bolduc, propriétaire d’une exploitation de 3 225 entailles à Saint-Jacques-de-Leeds, dans Chaudière-Appalaches. « Quand on dit nos rendements, les gens nous traitent de menteurs, mais on a un très bon site et on met les efforts. C’est ce qui fait qu’on a plus de rendement que d’autres », analyse-t-il.

Cette course au rendement, il ne la fait pas pour l’argent, mais par passion, lui qui est fier d’être la quatrième génération à récolter l’eau d’érable sur la terre familiale.

Parlant d’argent, il ne se prend pas de salaire et réinjecte tous les bénéfices pour améliorer l’érablière. L’an dernier, il a changé de pompe seulement pour aller chercher plus efficacement 200 entailles. L’investissement n’est pas rentable à court terme, mais la passion de collecter des entailles avec le maximum d’efficacité est plus forte que tout.

Ses secrets

Chaque détail compte. David Bolduc a procédé à des travaux de sylviculture afin d’améliorer la productivité de son peuplement. Les chalumeaux, chutes et tubulures sont soigneusement désinfectés pour ne pas avoir de bactéries près de l’entaille (ce qui accélère le processus de cicatrisation). Il laisse également les pompes tourner jusqu’à -5 °C afin d’éviter le phénomène de recul. L’acériculteur explique que par températures froides, l’arbre retire vers lui la sève qui circule dans la tubulure. « Si tu as plein de bactéries dans ton installation, l’arbre les siphonne et ça contamine ­l’entaille », précise-t-il.

Autre exemple : il a ajouté des tuteurs pour maintenir une tension parfaite dans ses maîtres-lignes. « On avait de la pente et on se croyait OK avec nos maîtres-lignes, mais quand ils sont pleins d’eau, ils deviennent plus lourds et faisaient des poches. Ça pouvait geler et entraîner de la perte, alors on a tout corrigé », rapporte M. Bolduc.

Encore et toujours les fuites

Pouvant compter sur sa conjointe Mado Poulin aux commandes de l’évaporateur, il poursuit sa recette gagnante, c’est-à-dire de parcourir le bois à la recherche de fuites. Pour le reste, il ­s’efforce de varier autant que possible ses zones d’entaillage avec la seule idée de pouvoir passer le flambeau de cette érablière performante à ses enfants.