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Il a fallu quatre ans de travail et trois prototypes pour arriver au produit final qui a été mis en marché à l’été 2018 par Picolo Vélo.

Il a fallu quatre ans de travail et trois prototypes pour arriver au produit final qui a été mis en marché à l’été 2018 par Picolo Vélo.

D’autres utilisations du bois

Un vélo en bois

« Un projet fou! » Loïc Dehoux en convient : fabriquer un cadre de vélo en bois représentait un grand défi de conception.  Il a fallu quatre ans de travail et trois prototypes pour arriver au produit final qui a été mis en marché à l’été 2018 par Picolo Vélo.

Quel est l’avantage du bois comparé à l’aluminium ou au carbone ? « Sa capacité d’absorption des vibrations causées par les aspérités de la route. Le vélo est plus confortable », explique Loïc Dehoux, ébéniste et cofondateur de Picolo Vélo. Les cadres sont faits de frêne blanc d’Amérique, « un bois qui offre une performance maximale en matière d’absorption ». L’entreprise établie à Montréal prévoit produire une centaine de vélos par année.

Sa clientèle cible : des passionnés de cyclisme à la fibre environnementale. Le prix au détail : 4 500 $.

Des copeaux de bois antidérapants

Des copeaux de bois comme substituts aux sels de déglaçage pour rendre les routes et les trottoirs sécuritaires durant l’hiver, c’est ce que proposent Technologies Emc3, fabricants du Stop Gliss Bio. Cet antidérapant est composé de plaquettes de bois tendre imprégnées de chlorure de potassium qui agit comme fondant. Le produit, 100 % biodégradable et au pH neutre, « est une solution de remplacement écologique aux sels de déglaçage », explique André Prévost, président de Technologies Emc3.

Gracieuseté de Stop Gliss Bio.

Gracieuseté de Stop Gliss Bio.

Le produit est importé de Suisse où son usage est répandu. Malgré ses avantages, l’antidérapant ne perce que lentement le marché québécois. « Il y a des mentalités à changer. Le produit n’est pas utilisé pour faire fondre la neige et la glace, mais pour les recouvrir afin de rendre les zones de circulation antidérapantes », dit M. Prévost.

Rosemère et Saint-Bruno-de-Montarville testent actuellement le Stop Gliss Bio. Une commission scolaire de la région de l’Estrie s’y intéresse aussi pour déglacer les cours d’école. « Des entreprises agricoles pourraient également en faire usage puisqu’il est sans danger pour les animaux », soutient M. Prévost, qui est à la recherche de distributeurs afin d’accélérer la commercialisation du produit.

Des structures en résille de bois

Art Massif, un fabricant de structures en lamellé-croisé, se lance dans la commercialisation de résilles structurales de bois. Composées d’un enchevêtrement de lamelles de bois disposées en losanges ou en d’autres formes géométriques, « les résilles nécessitent moins de matière pour une même portée d’utilisation », selon Steve Desrosiers, président d’Art Massif.

Photo : Gracieuseté d’Art Massif

Photo : Gracieuseté d’Art Massif

L’entreprise a vendu son concept mis au point avec la Chaire industrielle de recherche sur la construction écoresponsable en bois (CIRCERB) de l’Université Laval à un client du secteur privé pour une nouvelle construction appliquant ce procédé. Elle compte également utiliser une charpente en résille pour l’agrandissement de son usine de Saint-Jean-Port-Joli, prévu d’ici 2020.

En attendant, le fabricant est en train de mettre en place un abri soleil en résille de bois pour ses employés. Il s’agira d’un projet de démonstration.

Sylvie Lemieux, collaboration spéciale