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Crise forestière : la grogne des maires s’intensifie

La grogne des maires s’intensifie dans le dossier de la crise forestière.

« Je ne serais pas étonné de voir les maires des régions débarquer à l’Assemblée nationale, au début de l’hiver 2012, pour signifier au gouvernement (Charest) leur fort niveau de mécontentement », prédit le député péquiste de Roberval, Denis Trottier, et critique en matière de forêt.

Selon lui, les élus municipaux regroupés au sein des MRC (Municipalités régionales de comtés) ont le sentiment que le gouvernement a « abandonné les régions ». Il évoque les récentes fermetures d’usines qui ont entraîné l’élimination de plus d’un millier d’emplois avant Noël.

Les prévisions pour 2012 ne sont guère plus réjouissantes. « L’année qui vient sera pire que celle qu’on vient de terminer. Ce sera difficile tant dans la forêt publique que la forêt privée », tranche le député péquiste.

Comme plusieurs de ses collègues, il critique les choix politiques du premier ministre du Québec, « qui a décidé de tout mettre dans le Plan Nord et qui ne semble plus croire au potentiel de la forêt », au point où les travailleurs s’interrogent désormais sur leur avenir. « On est pris dans un cercle vicieux. Il se coupe moins de bois, les compagnies versent moins de redevances, et le gouvernement est sur le point d’abandonner des programmes visant à trouver de nouvelles applications pour le développement de cette industrie », soumet-il.

Le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, a balayé du revers de la main les prétentions du député de l’opposition. Il a admis qu’il y a « des marchés en décroissance », notamment dans le papier journal, mais selon lui, le gouvernement « répond présent » quand on lui présente des dossiers d’investissement porteurs, comme ce fut le cas à Windsor, avec le projet de « chimie verte » de Domtar, et à Thurso, pour la fabrication de la rayonne.

De son côté, le syndicaliste Renaud Gagné, vice-président du SCEP-FTQ, concède que « tous les efforts n’ont pas été déployés » pour favoriser une relance de l’emploi par la découverte de nouveaux marchés novateurs.