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Au Québec, environ le quart des approvisionnements en bois résineux des usines québécoises proviennent de la forêt privée. Crédit photo : Archives/TCN

Au Québec, environ le quart des approvisionnements en bois résineux des usines québécoises proviennent de la forêt privée. Crédit photo : Archives/TCN

La forêt privée au secours du bois d’œuvre

La forêt privée du Québec pourrait servir de modèle afin de dénouer l’impasse des négociations entre le Canada et les États-Unis sur le bois d’œuvre.

« Nous avons maintenant l’écoute des gouvernements », confirme le directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, Marc-André Côté. Celui-ci fait valoir qu’environ le quart des approvisionnements en bois résineux des usines québécoises proviennent de la forêt privée, tant du Québec que des provinces voisines.

« Notre modèle, affirme le président de la Fédération, Pierre-Maurice Gagnon, devrait donc être valorisé par les ententes de commerce entre nos deux pays puisqu’il s’appuie sur des mécanismes de marché. »

La Fédération maintient que le prochain accord devrait ainsi comprendre un mécanisme afin de tenir compte du pourcentage d’approvisionnement des usines canadiennes en forêt privée. Le taux correspondant à ces achats pourrait servir d’exemption de taxes et de quotas. Rappelons que l’accord qui a officiellement pris fin le 12 octobre comportait une exemption pour les scieries frontalières qui s’approvisionnent exclusivement en forêt privée.

Nouveau conflit commercial en vue

Depuis la fin de l’accord, notons que les États-Unis peuvent demander une nouvelle enquête quant à l’importance des redevances qui doivent être versées à l’État pour le bois récolté en forêt publique dans chaque province.

Malgré l’échéance du moratoire, Ottawa et Washington ont indiqué que les négociations se poursuivaient afin de conclure un nouvel accord.
L’échec des pourparlers fait par ailleurs craindre une guerre commerciale avec les États-Unis. L’Union des municipalités du Québec presse les gouvernements de s’entendre sur les termes d’une nouvelle entente, rappelant que l’économie de plus de 220 municipalités québécoises repose sur l’industrie forestière.

Au Conseil de l’industrie forestière du Québec, le président-directeur général André Tremblay souligne que le Québec a précisément modifié son régime forestier afin de répondre aux exigences des Américains. La création d’un système d’enchères, a-t-il déclaré, a d’ailleurs permis de mettre en vente plus de 9 millions de mètres cubes de bois.