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Les producteurs estriens ont rendu hommage à leur président des douze dernières années, François Bourassa. Photo : Martine Veillette/TCN

Les producteurs estriens ont rendu hommage à leur président des douze dernières années, François Bourassa. Photo : Martine Veillette/TCN

Une action concertée en environnement réclamée

ORFORD – Les agriculteurs de l’Estrie souhaitent que les milieux humides et hydriques soient mieux encadrés. Ils veulent aussi obtenir de l’aide pour la gestion de l’eau et un meilleur encadrement des réglementations entourant les pesticides.

Ce sont là quelques-unes des résolutions adoptées à l’unanimité par les 62 producteurs présents lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie, tenue le 19 octobre à Orford. L’assemblée était également présentée de manière virtuelle. Une vingtaine de personnes y ont ainsi assisté sans droit de vote.

« Les problématiques qu’on vit s’appliquent à toutes les régions. On souhaite que les autres fédérations régionales emboîtent le pas et adoptent des résolutions similaires », souligne le nouveau président Michel Brien, en marge de la rencontre.

Les MRC du Québec devront d’ici juin 2022 présenter au gouvernement un Plan régional des milieux humides et hydriques visant à identifier les endroits à protéger. En Estrie, la cartographie réalisée montre qu’un grand nombre de milieux à protéger sont situés sur une propriété agricole ou forestière. La Fédération de l’UPA de l’Estrie souligne dans sa résolution que des erreurs d’identification ont été rapportées par des professionnels à la suite de visites sur le terrain. La Fédération demande donc à l’UPA de faire les démarches auprès du gouvernement afin de s’assurer qu’une validation terrain est effectuée avant qu’un milieu humide et hydrique soit protégé. Elle demande aussi que ces terrains protégés soient exonérés de taxes foncières.

Les agriculteurs aimeraient que des programmes de financement et d’accompagnement voient le jour pour les aider à avoir accès à de l’eau. La Fédération demande donc à l’UPA d’entamer des discussions avec les ministères de l’Agriculture, autant provincial que fédéral, ainsi qu’avec La Financière agricole du Québec. Elle souhaite par ailleurs que la province encadre les municipalités et les MRC dans leur pouvoir de réglementation en matière de gestion des pesticides. 


Un nouveau président

Michel Brien

Michel Brien

Après 12 ans à la présidence de la Fédération de l’UPA de l’Estrie, François Bourassa a tiré sa révérence. Le producteur laitier et acéricole de Valcourt a souligné « qu’après 34 ans d’implication syndicale, il est temps de laisser la place à la relève ». Les producteurs réunis lors de l’assemblée générale annuelle lui ont rendu hommage avec beaucoup d’humour, à l’image du président sortant. C’est Michel Brien, producteur de lait et de foin de commerce à Racine, qui prend cette relève. Celui-ci a siégé trois ans comme vice-président. Il se dit prêt à prendre le flambeau. Les aspects environnementaux et la protection des terres agricoles lui tiennent particulièrement à cœur.