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La collecte de la matière ligneuse, de même que sa mise en copeaux, créent des retombées économiques en région. Crédit photo : Coopérative forestière de La Matapédia

La collecte de la matière ligneuse, de même que sa mise en copeaux, créent des retombées économiques en région. Crédit photo : Coopérative forestière de La Matapédia

Le « pétrole vert » du Bas-Saint-Laurent

Remplacer le chauffage au mazout par la biomasse forestière entraîne des retombées économiques significatives en région, qui vont au-delà des économies de chauffage, certifient plusieurs intervenants contactés par La Terre.

« On remplace le pétrole par ce qu’on appelle ici du “pétrole vert”; un combustible qu’on produit nous-mêmes à partir des forêts environnantes. C’est un beau moteur économique pour les régions », souligne Simon Roy, directeur de la Coopérative forestière de La Matapédia.  

À la MRC des Basques, Giovanny Lebel fait remarquer que l’achat de 650 tonnes de bois annuellement donne du travail à des bûcherons, à des transporteurs et à ceux qui transforment la biomasse en copeaux. « L’avantage, c’est aussi qu’on achète aux propriétaires de forêt privée leur bois non marchand; des arbres croches, petits, etc. On ne paye pas des prix de fou, mais c’est un revenu qu’ils n’auraient pas autrement », précise M. Lebel.

Il ajoute que des milliers de tonnes de bois non marchand supplémentaires pourront être utilisées lorsque d’autres systèmes de chauffage au mazout seront convertis.

Qualité

« On a compris qu’il fallait standardiser la production de biomasse. L’humidité, la valeur calorique, la granulométrie; tout doit être évalué et ajusté aux besoins précis de chaque type de chaudière », explique Simon Roy. Les pratiques de récolte de biomasse en forêt ont ainsi été peaufinées pour obtenir une matière de qualité, sans nuire à la régénération de la ressource. Finalement, il importe de planifier l’approvisionnement en biomasse dans un rayon de 100 km pour que celle-ci demeure une solution économique et écologique.

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