fbpx
Une étude démontre que la population est ouverte à payer pour que les agriculteurs réduisent leur recours aux pesticides. Photo : Archives/TCN

Une étude démontre que la population est ouverte à payer pour que les agriculteurs réduisent leur recours aux pesticides. Photo : Archives/TCN

Pesticides : les Québécois prêts à contribuer

Les Québécois seraient ouverts à mettre la main dans leur poche pour diminuer l’utilisation des pesticides, selon une récente étude publiée dans le journal Ecological Economics. L’objectif de l’équipe de chercheurs, chapeautée par le professeur Jérôme Dupras, de l’Université du Québec en Outaouais, était « d’analyser la demande sociale possible pour la mise en œuvre d’un programme de paiement pour des services d’écosystème ».

Les auteurs calculent par leur recherche que les Québécois seraient prêts à payer annuellement jusqu’à 176 M$ pour que les agriculteurs réduisent l’usage de pesticides et jusqu’à 32 M$ pour des pratiques visant à restaurer les milieux humides et hydriques en zones agricoles. 

« C’est la première fois qu’une étude démontre l’ampleur de la volonté de la population à aider les producteurs. Les gens veulent savoir ce qu’ils mangent. Bien se nourrir, ça commence par le développement d’une agriculture réfléchie et durable. En 2021, il faut plus que jamais se tourner vers les meilleures pratiques agricoles », croit Jérôme Dupras, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en économie écologique.

1 875 répondants

Au total, 1 875 adultes résidant au sud du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec ont été sondés. Différents scénarios leur ont été présentés proposant des engagements financiers de 10 $, 25 $, 50 $ ou 100 $ annuellement sur un horizon de un, trois ou cinq ans. L’engagement de 10 $ et 25 $ sur une période d’un an a été privilégié.

Les participants ont été questionnés sur cinq mesures agroenvironnementales, soit la diminution de la dépendance aux pesticides, l’adoption de pratiques de conservation des sols, la plantation d’arbres sur les terres agricoles, l’établissement de zones tampons riveraines et la restauration des zones humides dans les zones agricoles. Le premier et le dernier point sont les deux préoccupations qui sont ressorties le plus de l’étude.