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Nouveau «retrait» de la BN au Lac-Saint-Jean…

La controversée aventure agricole de la Banque Nationale (BN) au Lac-Saint-Jean est bel et bien terminée.

La sixième banque au pays a confirmé, ce matin, qu’elle mettait fin définitivement à ses activités d’exploitation agricole dans ce coin de pays.

La Banque a pris cette décision après avoir reçu « un message clair de la communauté ».

« Ça ne concorde plus avec la stratégie de la Banque », a confié le porte-parole, Claude Breton, en entrevue à la Terre.

Il ajoute : « On voulait tester les eaux, mais, de toute évidence, les eaux du lac (Saint-Jean) étaient plus froides que prévu ».

Il précise toutefois que la Banque Nationale demeure, pour le moment, propriétaire des fonds de terres agricoles. Il ajoute que la prochaine étape consistera à « définir les modalités d’exploitation des terres. « Nous envisageons la possibilité de confier l’exploitation (des terres agricoles) aux agriculteurs de la région, dont pourraient faire partie des agriculteurs de la relève. Nous n’avons pas l’intention de vendre nos terres ».

« Nous allons décider quelles sont les prochaines étapes à envisager pour le fonctionnement du fonds au cours de l’hiver », ajoute-t-il.

Cette décision entraîne la dissolution de l’unité d’affaires chargée de l’exploitation des terres et qui comptait dans ses rangs le gestionnaire Éric Dubé. Ce dernier retournera dans ses terres.

Il fait valoir que la Banque a entendu les commentaires des principaux acteurs du milieu agricole. « La réaction du milieu est très claire. On nous a dit qu’on ne veut plus que la Banque ait des employés qui s’impliquent dans l’exploitation agricole. On nous a dit que ça crée de la concurrence », dit-il.

La Banque Nationale ne croit pas que cette aventure, qui a pris la forme d’un projet pilote, doit être qualifiée d’échec. « On savait que ça allait susciter des réactions, positives et négatives. On réaligne notre stratégie », conclut-il.

Rappelons que la Banque Nationale avait annoncé qu’elle cessait d’acheter des terres agricoles au Lac-Saint-Jean, au printemps 2012, sous la pression exercée par les producteurs agricoles locaux qui lui reprochaient alors d’acheter des terres pour spéculer.

Un producteur de Saint-Stanislas, au nord de Dolbeau-Mistassini, Gérald Rousseau, avait auparavant dénoncé vertement la façon de faire de l’institution bancaire « qui est en train de faire exploser le prix des terrains sur notre dos », avait-il confié à la Terre.