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L'ONU analyse nos politiques agroalimentaires

En visite au Québec, un Rapporteur Spécial des Nations Unies examine l’état des engagements pris par le Canada à ce sujet.

Le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, est présentement en mission officielle au pays. Il était tout récemment à Montréal afin de rencontrer une quinzaine d’organismes et discuter des politiques agroalimentaires québécoises, en lien avec le droit à l’alimentation. La Coalition pour la souveraineté alimentaire, Équiterre, GRAIN, l’Union paysanne, l’Union des producteurs agricoles (UPA), le Conseil canadien des pêcheurs professionnels et Greenpeace étaient du nombre.

Plusieurs organisations ont présenté devant M. De Schutter les recommandations déposées lors de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ) puis dans le cadre du Livre vert pour une future politique bioalimentaire.

C’est le cas de la Coalition pour la souveraineté qui a répété l’importance que l’État encadre le marché pour une sélection complète d’aliments de base produits ici. Pour sa part, l’UPA a présenté quelques demandes pendantes devant les deux paliers de gouvernement notamment un bureau de réciprocité des normes pour les denrées importées, le maintien de la mise en marché collective et de la gestion de l’offre ainsi qu’une législation pour protéger le Québec contre l’accaparement des terres.

De leur côté, Greenpeace, Équiterre et GRAIN ont respectivement insisté sur l’agriculture écologique, l’achat local et l’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Au cours des prochains mois, M. De Schutter parcourra la planète. Puis il devra faire rapport devant l’Assemblée générale des Nations Unies ainsi que devant le Conseil des Droits de l’Homme. Le Rapporteur Spécial pourra également communiquer directement avec les gouvernements, lorsque des situations urgentes sont portées à son attention. Son rapport devrait être publié dans tout près d’un an.