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Du temps froid persistant et gris est prévu en avril. Crédit photo : Martin Ménard/Archives TCN

Du temps froid persistant et gris est prévu en avril. Crédit photo : Martin Ménard/Archives TCN

Le printemps ne s’installera pas en avril

Ceux et celles qui espéraient l’arrivée pour de bon du temps doux seront déçus : le chef de service en météorologie de MétéoMédia prévoit que le froid s’accrochera pendant une bonne partie d’avril.

Un système coriace

« Il y a une importante crête de haute pression au-dessus du Yukon qui ne veut pas partir. Par conséquent, ça place la Baie-James et le Québec dans un creux qui nous amène du temps froid. On pensait que ce modèle météo casserait à la mi-mars, ensuite à la fin du mois, puis au début avril, mais ça n’arrive pas! » explique le météorologue André Monette.

La persistance de ce système météo a déjoué les prévisions des spécialistes qui, souvenons-nous, anticipaient des températures plus chaudes que la moyenne pour la 2e moitié du mois de mars. La réalité a été tout autre et celles-ci ont été près de la moyenne habituelle ou légèrement plus froides. André Monette prévoit le même scénario pour avril.

« Des courants d’eau chaude de l’Atlantique nous pousseront de la chaleur qui luttera contre la masse d’air froid. Ça créera encore une succession de journées chaudes et de journées froides pour une partie d’avril », révèle-t-il, ajoutant que les régions au nord-ouest comme l’Abitibi et le Lac-Saint-Jean connaîtront un peu plus de froid qu’ailleurs au Québec durant cette période. La neige au sol devrait persister plus longtemps dans ces régions.

Temps gris

André Monette estime que la fameuse crête de haute pression dans l’ouest du pays « cassera » quelque part en avril. « Ce régime ne peut pas durer indéfiniment », assure-t-il. Il s’agit donc de la prévision de mars, prise 2! D’ici à ce que le beau temps s’installe confortablement, le météorologue conseille de profiter des quelques journées qui dépasseront les 10 °C. « Il y aura beaucoup de temps gris et de variations de température en avril », résume-t-il. Ce printemps légèrement tardif aura par contre l’avantage d’engendrer moins d’inondations, consent toutefois M. Monette.