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La santé des animaux d’élevage, un enjeu

L’augmentation du nombre de jours de plus de 30 °C amènera son lot d’épisodes de chaleur accablante pour les animaux. À cet effet, une partie des solutions ont déjà été déterminées. « On parle par exemple d’améliorer les systèmes de ventilation et d’ajouter des brumisateurs », explique Sarah Delisle, agronome et coordonnatrice du projet Agriclimat.

Dans les pâturages, des ombrières mobiles ont également été mises à l’essai au cours des dernières années. « L’idée, c’est de trouver des façons d’absorber les chocs », indique-t-elle.

Le foin de demain

Là où le futur est moins clair, c’est en ce qui concerne l’alimentation des animaux. Gilles Bélanger, chercheur en écophysiologie et en agronomie chez Agriculture et Agroalimentaire Canada, travaille d’ailleurs à identifier les espèces qui composeront le foin de demain.

« Nos études suggèrent que les principaux composants des fourrages, la fléole des prés et deux types de luzernes vont être affectés par les changements climatiques », dit-il. La fétuque élevée a déjà été ciblée comme solution de remplacement à la fléole. « Pour les luzernes, il faudra avoir une bonne régie en termes de coupe et de fertilisation pour maintenir leur production », ajoute M. Bélanger.

Cela dit, il y a aussi du positif à tirer de la transformation du climat. « L’allongement de la saison de croissance va permettre à plusieurs producteurs d’effectuer une coupe additionnelle », affirme M. Bélanger, projetant des augmentations de rendement de l’ordre de 20 à 25 %. Selon lui, les agriculteurs de la Montérégie expérimenteront d’une certaine façon ce que vivent présentement ceux de l’État de New York ou de Pennsylvanie. « La photopériode et les sols ne sont pas les mêmes, mais on peut penser que ça va se ressembler », précise-t-il.

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