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La France dit non au schiste

La France n’a pas attendu les études environnementales pour barrer le chemin à l’industrie du gaz de schiste.

Dans un geste sans équivoque, le président de la République française, François Hollande, vient d’annoncer le rejet de sept demandes de permis d’exploration de gaz de schiste. Une des demandes avait été formulée par le géant Total.

Cette décision est fondée, a-t-il dit, sur les inquiétudes manifestées par les communautés dans les régions visées par les projets de fracturation hydraulique, notamment en Garonne, dans le Var, et en Savoie.

Il dit avoir entendu les « arguments économiques » mais n’a pas semblé impressionner outre mesure de leurs arguments sur l’importance des gisements considérés.

Il a tranché. Selon lui, les incertitudes environnementales sont trop grandes pour s’aventurer sur un terrain miné.

« Dans l’état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement », a évoqué François Hollande lors de la conférence environnementale qui réunit à Paris, ce week-end, 14 ministres et 300 élus, industriels, syndicats et ONG.

Fait à souligner : tandis qu’au Québec de nombreuses voix s’élèvent pour contester le projet de rénovation de la centrale nucléaire Gentilly 2, le gouvernement français vient d’annoncer la fermeture de la centrale de Fessenheim (Alsace) à compter de 2016.

Un plan d’action

Plus tôt cette semaine, le président de la République a dévoilé un « plan d’action » en faveur des agriculteurs coincés financièrement par la flambée des prix des matières premières. Il s’agit d’un plan qui prévoit entre autres l’échelonnement des cotisations sociales et un accompagnement bancaire individuel pour les agriculteurs sous pression financière.