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Les champs de Michel Frigon, au Lac-Saint-Jean, étaient encore trop trempés pour qu’il puisse y travailler, en date du 16 juin. Peu avancé dans ses semis, il accusait aussi du retard pour sa première coupe de foin. Photo : Gracieuseté de Michel Frigon

Les champs de Michel Frigon, au Lac-Saint-Jean, étaient encore trop trempés pour qu’il puisse y travailler, en date du 16 juin. Peu avancé dans ses semis, il accusait aussi du retard pour sa première coupe de foin. Photo : Gracieuseté de Michel Frigon

Importunés par la pluie incessante

Le producteur laitier Michel Frigon, d’Albanel au Lac-Saint-Jean, n’avait toujours pas commencé sa première coupe de foin, le 16 juin, en raison des pluies torrentielles qui s’abattaient sur sa région depuis plusieurs semaines.

« Je ne suis pas capable de commencer », a laissé tomber avec découragement celui qui fauche normalement entre le 12 et le 15 juin. Au bout du fil, l’agriculteur a par ailleurs raconté avoir pris beaucoup de retard dans ses semis de céréales, qu’il termine généralement à la fin mai. « J’ai réussi à semer de peine et de misère 150 acres de maïs et 300 acres de canola et de blé, mais il me reste encore 350 acres d’avoine, de blé et de canola à semer. On ne devrait pas dépasser le 15 juin pour les semis. Je commence à me dire que je ne vais peut-être pas semer [le reste] », s’est inquiété celui qui détient un troupeau de 270 têtes. « Dès qu’il fera beau, je devrai faire un choix. Est-ce que je priorise mes semis ou ma première coupe? Il va falloir que je récolte ma première coupe. »

À Rouyn-Noranda, en Abitibi, l’éleveur de bovins de boucherie Mathieu Lasse n’avait récolté de son côté que 60 hectares de foin sur 485 hectares de superficie en six jours, le 16 juin, en raison de la pluie qui ralentissait la cadence au champ. « On a 1 400 têtes; ça nous fait pas mal de foin à faire. Normalement, on fait 1 500 balles par semaine. Là, on en fait 300, parce qu’il pleut tout le temps. Ça n’avance pas vite », explique le producteur, qui craint une baisse de la qualité en raison de la récolte qui s’échelonnera sur une plus longue période qu’à l’habitude. « On fauche une journée et on presse le lendemain, mais le foin est super humide, a par ailleurs fait remarquer l’éleveur. J’ai peur qu’on ait aussi des enjeux de conservation à cause de ça », a ajouté celui qui, comme plusieurs de ses confrères, anticipait en revanche de bonnes quantités de fourrage.


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