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À la COP 15, le ministre André Lamontagne a réitéré que la deuxième cohorte à pouvoir prochainement s’inscrire au programme de rétribution des pratiques agroenvironnementales comportera environ 1 000 fermes. Photo : Pat Lachance/Gracieuseté du cabinet du ministre Lamontagne

À la COP 15, le ministre André Lamontagne a réitéré que la deuxième cohorte à pouvoir prochainement s’inscrire au programme de rétribution des pratiques agroenvironnementales comportera environ 1 000 fermes. Photo : Pat Lachance/Gracieuseté du cabinet du ministre Lamontagne

Deux nouvelles pratiques agroenvironnementales rétribuées

Deux nouvelles pratiques deviendront admissibles au programme de rétributions agroenvironnementales en 2023. Cela a été annoncé lors du passage du ministre provincial de l’Agriculture, André Lamontagne, à la Conférence de l’Organisation des Nations Unies sur la biodiversité (15 COP) à Montréal, le 12 décembre.

D’une part, les entreprises les plus novatrices dans l’application de pratiques agroenvironnementales auront droit à une exemption. Afin de recevoir l’entièreté de l’aide financière qui leur est réservée, les fermes inscrites au programme doivent actuellement accroître, d’une année à l’autre, les superficies sur lesquelles elles appliquent l’une ou plusieurs des cinq pratiques suivantes : la diversification des cultures, la protection des sols hors saison, la réduction de l’usage des herbicides, l’utilisation de semences non traitées aux insecticides et les aménagements favorables à la biodiversité (bande riveraine et îlot boisé). En 2023, les entreprises les plus avancées en agroenvironnement pourront être exemptées de l’obligation d’accroître leurs superficies si, pour chacune d’entre elles, des seuils d’application sont atteints aux années deux et trois de participation au programme.

D’autre part, la formation en agroenvironnement sera rétribuée. En 2023, le gouvernement lancera une trentaine de formations arrimées aux objectifs du Plan d’agriculture durable, dont une partie concernera spécifiquement la biodiversité en milieu agricole. Les producteurs qui termineront l’une ou plusieurs de ces formations pendant la durée de leur participation au programme de rétribution des pratiques agroenvironnementales seront rétribués selon le nombre d’heures de formation complétées. Ils recevront une aide financière de 250 $ si le nombre d’heures se situe entre 10 et 19, de 750 $ pour la tranche allant entre 20 et 29 heures et de 1 500 $ pour 30 heures et plus.

Ces modalités sont rétroactives et s’appliqueront aux 1 850 fermes qui se sont inscrites dans la première cohorte de mars 2022.

À la COP 15, le ministre Lamontagne a réitéré ce qu’il avait annoncé au Congrès de l’Union des producteurs agricoles le 30 novembre, soit qu’une deuxième cohorte de producteurs pourra s’inscrire prochainement au programme de rétributions agroenvironnementales.

Les détails sur la prochaine période d’inscription seront dévoilés en février 2023. Une enveloppe de 29 M$ a été prévue à cet effet dans l’exercice budgétaire de mars 2022, mais le gouvernement de François Legault s’est engagé en campagne électorale à verser 50 M$ supplémentaires à ce programme, ce qui mènerait les investissements gouvernementaux à 135 M$ au total depuis le lancement du programme.