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Photo : Shutterstock.com

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Des recherches pour mieux comprendre le virus du fruit rugueux brun de la tomate

Depuis l’apparition du virus du fruit rugueux brun de la tomate, détecté pour la première fois en 2014 à Israël et qui s’est propagé dans plusieurs pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie, des chercheurs de partout dans le monde s’y intéressent. Le Québec et le Canada ne font pas exception.

Le Centre de recherche agroalimentaire de Mirabel travaille à établir d’ici trois ans différents protocoles pour aider les producteurs de tomates en serre à faire face au virus. Caroline Provost, qui est chercheuse là-bas et qui est aussi professeure associée à l’Institut national de recherche scientifique Armand-Frappier, indique qu’à la lumière des recherches réalisées dans le monde, son équipe testera différentes techniques de désinfection de semences et de substrats afin de voir lesquelles fonctionnent le mieux avec le virus qui circule au pays. Pour l’instant, la seule méthode connue pour s’en prémunir est la désinfection. Des protocoles de désinfection seront ensuite rédigés et un autre sur les mesures de biosécurité à suivre sera aussi écrit.

Un projet afin de tracer le portrait de la situation au Québec devrait d’ailleurs être lancé bientôt par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.

La pandémie limite les recherches canadiennes

Au Centre de recherche et de développement de Harrow, en Ontario, les chercheurs ont commencé à étudier le virus, mais tout est au ralenti depuis le début de la pandémie de COVID-19, qui limite leurs interventions. Geneviève Marchand, chercheuse et phytopathologiste, mentionne que son équipe aimerait être en mesure de séquencer le génome du virus canadien afin de mieux intervenir. Des recherches sont aussi réalisées afin d’identifier les gènes de résistance du virus pour les incorporer dans des plants. Son équipe souhaite aussi développer des méthodes pour le contrôler et envisager la possibilité que le virus opte pour d’autres organismes hôtes, telles les mauvaises herbes.

Mme Marchand précise que parmi les recherches effectuées dans le monde, des produits de désinfection efficaces ont été ciblés. Des travaux sont en cours afin de les faire homologuer au Canada. La chercheuse souligne qu’il n’existe pour le moment aucun traitement curatif ni préventif. « Le virus est nouveau. Il n’y a que quelques années de recherche, mais les producteurs ont besoin de réponses et d’outils rapidement », indique-t-elle.

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