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L’érablière de Maurice Vigneault est conforme à la norme californienne sur le plomb. Il dit qu’il n’est pas prêt à payer pour les nombreux acériculteurs qui ne veulent toujours pas se conformer. Photo : Martin Ménard/TCN

L’érablière de Maurice Vigneault est conforme à la norme californienne sur le plomb. Il dit qu’il n’est pas prêt à payer pour les nombreux acériculteurs qui ne veulent toujours pas se conformer. Photo : Martin Ménard/TCN

Des frais pour le sirop non conforme à la norme californienne sur le plomb

DRUMMONDVILLE — Les acériculteurs devront assumer les coûts supplémentaires de mise en marché si leur sirop d’érable n’est pas conforme à la fameuse norme californienne sur le plomb, exigent les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ).

Les délégués ont voté une résolution à cet effet le 15 novembre à Drummondville lors de leur assemblée semi-annuelle. « Moi, j’ai investi pour me conformer. Alors je ne suis pas prêt à payer pour ceux qui ne veulent pas le faire », a résumé l’acériculteur Mauricie Vigneault, au micro. De surcroît, il a souligné l’importance pour les PPAQ de prendre les devants et de définir dès maintenant qui paiera les pénalités pouvant être associées à la mise en marché du sirop non conforme.

La fameuse norme

Rappelons que la norme californienne sur le plomb s’applique dès maintenant à tous les producteurs qui exploitent 10 000 entailles et plus qui souhaitent vendre leur sirop en Californie. Ceux qui ont moins de 10 000 entailles devront s’y conformer en octobre 2020. La norme exige que l’équipement et les bâtiments utilisés par les acériculteurs ne contiennent pas de plomb. Or, les producteurs qui ne veulent pas s’y plier pourront toujours continuer d’envoyer leurs barils de sirop à l’entrepôt des PPAQ, mais les acheteurs pourraient éventuellement payer moins cher pour ce sirop non conforme. Les délégués des PPAQ veulent donc que le manque à gagner et les coûts supplémentaires de mise en marché pouvant s’y rattacher soient refilés aux productions non conformes, et ce, dès 2021.

Précisons d’une part que cette demande des PPAQ risque de déplaire à de nombreux acériculteurs, notamment ceux qui exploitent les plus petites érablières et qui ne veulent pas se conformer en raison des sommes à investir. D’autre part, cette modification réglementaire n’entrera pas en rigueur tant qu’elle ne sera pas approuvée par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.