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L’aménagement d’une aire à portance améliorée et d’un toit permanent fait partie des actions retenues par les producteurs pour faire face à l’augmentation des stress hivernaux liés aux précipitations hivernales sous forme de pluie. Photo : Bernard Doré, agr.

L’aménagement d’une aire à portance améliorée et d’un toit permanent fait partie des actions retenues par les producteurs pour faire face à l’augmentation des stress hivernaux liés aux précipitations hivernales sous forme de pluie. Photo : Bernard Doré, agr.

Agriclimat, un allié des producteurs de bovins du Québec

Ferme Plamondon et Fils, Ferme Frédéric Gagné inc., Ranch Clifton SENC, Ferme Bovitom, Les Jardins l’Alcôve et Ferme Bovicole inc. sont engagées dans la lutte contre les changements climatiques en tant que fermes pilotes Agriclimat.

Proposées par des Clubs conseils en agroenvironnement situés dans les régions où des fermes bovines étaient identifiées comme prioritaires, les fermes pilotes sont diversifiées en termes de taille, de performance agroenvironnementale et de profil socio-économique.

Les producteurs des fermes pilotes sont ainsi, au même titre que les conseillers agricoles et les chercheurs, des alliés pour contribuer au développement de la démarche de lutte contre les changements climatiques.

À terme, cette démarche se veut utile pour les producteurs et suffisamment précise pour que des actions d’adaptation aux changements climatiques et de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) soient retenues et mises en œuvre pour favoriser la résilience des fermes ainsi que leur durabilité.

Face aux données climatiques, plusieurs fermes choisissent de mettre l’accent sur l’accès à l’eau d’abreuvement et à des zones d’ombrage, ainsi que d’intégrer des techniques de pâturage intensif. Photo : Éric Labonté

Face aux données climatiques, plusieurs fermes choisissent de mettre l’accent sur l’accès à l’eau d’abreuvement et à des zones d’ombrage, ainsi que d’intégrer des techniques de pâturage intensif. Photo : Éric Labonté

L’adaptation aux changements climatiques, la grande priorité

On remarque que les producteurs sont souvent étonnés de prendre connaissance de l’évolution de la température estivale et des précipitations hivernales, car, pour la première fois, ils ont accès à ces données à l’échelle de leur entreprise.

En effet, la collaboration d’Ouranos permet de brosser le portrait climatique au point GPS le plus représentatif de la ferme.

Face aux données climatiques, plusieurs fermes choisissent de mettre l’accent sur l’accès à l’eau d’abreuvement et à des zones d’ombrage, ainsi que d’intégrer des techniques de pâturage intensif pour pallier dès maintenant la hausse du stress thermique estival.

De plus, l’aménagement d’une aire à portance améliorée et d’un toit permanent, l’approvisionnement en litière avec une bonne capacité d’absorption et l’ajout de suppléments à la ration des animaux font partie des actions retenues par les producteurs pour faire face à l’augmentation des stress hivernaux liés aux précipitations hivernales sous forme de pluie.

Les émissions de GES en contexte québécois

Agriclimat rassemble les connaissances québécoises et canadiennes accessibles pour déterminer les coefficients d’émissions de GES appropriés pour le Québec. En collaboration avec plusieurs spécialistes, notamment de l’Université Laval, de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), des Producteurs de bovins du Québec (PBQ) et des ministères concernés, Agriclimat développe le calculateur actuellement testé par les conseillers des fermes pilotes.

Dès mai 2022, la plupart des fermes bovines pilotes auront pris connaissance de leur bilan annuel des émissions et auront, avec leur conseiller, analysé les postes pour lesquels il serait possible de réduire les émissions. L’approche du bilan de GES à l’échelle de la ferme permet d’éviter de réduire un poste d’émission qui aurait pour effet d’augmenter les émissions d’un autre poste de l’entreprise.

Le carbone des sols, un signe de résilience

Le calculateur d’Agriclimat estime la séquestration annuelle du carbone dans les sols à partir de l’historique de l’évolution du taux de matière organique des sols sur une durée d’environ 20 ans. Cette méthode permet de connaître la tendance d’évolution de la matière organique et, par conséquent, de la dynamique de perte ou de séquestration du carbone.

S’ajoute au bilan le carbone annuel estimé être séquestré par les haies et brise-vent qui sont aménagés dans un objectif de maintien à long terme et non pour être coupés à des fins d’usage de bois de chauffage, par exemple.

Lutter contre les changements climatiques à l’échelle de la ferme et du Québec

Les fermes pilotes sont les toutes premières à tester cette approche holistique. Les fermes bovines vont ainsi élaborer, avec leur conseiller, un plan d’action intégrant la résilience en termes d’adaptation face à l’évolution du climat et à la réduction des émissions de GES. À la suite des recommandations des producteurs, conseillers et chercheurs, la démarche Agriclimat sera bonifiée pour être ensuite accessible à tous.

Restez à l’affût! Les fermes pilotes partageront leur expérience à différentes occasions.

Pour plus d’information, contactez Sarah Delisle, coordonnatrice, ou la personne responsable d’Agriclimat dans votre région : agriclimat.ca/les-regions/.

Le projet Agriclimat, des fermes adaptées pour le futur est soutenu financièrement par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme Action-Climat Québec et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

Sarah Delisle, agr., coordonnatrice du projet sur les changements climatiques, CDAQ