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La décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec déçoit la directrice générale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Isabelle Michaud, et le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon. Photo : Maurice Gagnon

La décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec déçoit la directrice générale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Isabelle Michaud, et le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon. Photo : Maurice Gagnon

Un projet de parc bioalimentaire coupé de moitié au Kamouraska

LA POCATIÈRE — Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, est très déçu de la décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui n’autorise l’exclusion de la zone agricole que d’une partie des terrains prévus pour la création d’un parc bioalimentaire. Il croit que la CPTAQ « met des bâtons dans les roues d’un projet qui aurait eu un potentiel majeur pour regrouper de futures entreprises de production et de transformation ».

Mené conjointement par la Ville de La Pocatière et la paroisse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le projet voudrait réunir des entreprises œuvrant dans le secteur bioalimentaire dans un parc situé à proximité du Centre de développement bioalimentaire du Québec (CDBQ) et de son incubateur bioalimentaire. Or, une partie des terrains visés se trouve sur le territoire de la paroisse (4,26 ha) et l’autre partie sur celui de la Ville (4,64 ha).

Dans sa décision rendue publique le 28 janvier, la CPTAQ ne donne son aval que pour la zone agricole se trouvant sur le territoire de la paroisse, ce qui réduit de moitié les capacités d’accueil du parc.

D’autres espaces disponibles

La Commission argue qu’il y a ailleurs sur le territoire de la ville, notamment dans le parc industriel Charles-Eugène-Bouchard, « des espaces appropriés disponibles pour accueillir des entreprises bénéficiant de l’expertise particulière et des services du CDBQ ».

La directrice générale de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Isabelle Michaud, fait valoir que sa municipalité ira malgré tout de l’avant avec le projet. « On aurait toutefois aimé mieux le faire en synergie avec la Ville », souligne-t-elle. La MRC de Kamouraska devra d’ici deux ans modifier son schéma d’aménagement pour permettre la mise en œuvre de cette décision.