Alexandre MacMillan, des Jardins d’à côté, cultive des légumes à la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien. Crédit photo: Gracieuseté de la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien

Alexandre MacMillan, des Jardins d’à côté, cultive des légumes à la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien. Crédit photo: Gracieuseté de la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien

Un incubateur qui fait des petits

Sans cesse en expansion, la Plateforme agricole de L’Ange-Gardien, en Outaouais, a lancé sa 9e saison avec 14 entreprises utilisatrices des infrastructures. C’est deux de plus que l’an dernier pour près de 28 acres cultivés et certifiés biologiques.

Cette croissance est soutenue année après année, note le coordonnateur de la Plateforme, Rudiger Markgraf. Pour encourager cet élan, un projet d’agrandissement est d’ailleurs prévu pour cet été, grâce au soutien financier du Fonds Desjardins. La Plateforme pourra ainsi ajouter un second puits artésien, question d’augmenter la capacité d’irrigation et de développer des superficies cultivables additionnelles. Un investissement d’un peu plus de 50 000 $, financé à hauteur de 43 693 $ par le Fonds Desjardins.

38 entreprises

Pilotée par le Centre de recherche et de développement technologique agricole de l’Outaouais (CREDÉTAO), la Plateforme offre un modèle d’incubation d’entreprises agricoles avec une production clé en main permettant de faciliter le démarrage en production maraîchère biologique.

Depuis neuf ans, la plateforme a reçu 61 promoteurs pour 38 entreprises, incluant les 14 de cette année, a mené au développement de dix nouvelles entreprises agricoles partout en Outaouais et une en Mauricie, représentant des investissements de 2 M$. La Plateforme a aussi créé 30 emplois à temps plein et 32 autres à temps partiel. La première année, quatre promoteurs cultivaient quatre acres de terrain. Cette année, ils sont 14 promoteurs pour 28 acres cultivés. 

Relève non apparentée

M. Markgraf mentionne que ces promoteurs sont surtout jeunes, mais pas exclusivement. « On parle ici surtout d’une relève non apparentée, donc qui n’est pas issue de familles d’agriculteurs. Certains sont ici pour faire des expérimentations, d’autres savent déjà ce qu’ils veulent faire et le produisent. Ils ont cinq ans pour le faire. » Les entreprises y louent une parcelle de terrain et ont accès à des infrastructures et à de la machinerie communes. La Plateforme leur permet de développer leur projet d’entreprise, leur clientèle, leur réseau de contacts et leur historique financier en plus d’acquérir de l’expérience en production et gestion d’une entreprise agricole. 

Les promoteurs de cette année produisent des légumes, des saules, des champignons, du basilic (pesto), de l’ail et des fruits. Les produits se retrouvent notamment sur les étalages des marchés publics en Outaouais.  

Sylvain Dupras, collaboration spéciale