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La première partie de l’été sera très sèche au Québec. Photo : Gracieuseté de Pascal Hudon

La première partie de l’été sera très sèche au Québec. Photo : Gracieuseté de Pascal Hudon

Sec et chaud en juillet

Le météorologue André Monette prédit que les températures seront au-dessus des normales de saison en juillet au Québec. Le déficit de précipitations continuera de se faire sentir, principalement dans le sud de la province. « Les nouvelles ne sont pas très encourageantes pour le mois de juillet. On va espérer qu’il y ait quelques bandes de pluie assez costaudes pour aider un peu », affirme le chef de service à MétéoMédia.

La Montérégie, l’Estrie et le Grand Montréal observeront un plus grand déficit hydrique que les autres régions du Québec en juillet. Si le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et Québec recevront plus de pluie que le sud de la province, les quantités de précipitations attendues se situeront toutefois sous les normales de saison. « [Ces régions] auront un peu plus de répit au niveau des grosses chaleurs. Ce sera [tout de même] chaud, au-dessus des normales, mais ce ne sera pas aussi intense que ce qui est prévu dans le sud du Québec », explique le météorologue.

Même s’il y aura un peu plus de précipitations dans le Bas-Saint-Laurent, la situation ne sera pas rose en juillet. « On en prévoit quand même moins que la normale, dit-il. Ça risque d’être le 4e été assez désastreux. »

Le mois de juin 2020 aura été dans le top 5 des mois de juin les plus secs enregistrés au Québec. Il est tombé entre 15 et 25 mm d’eau sur la province alors que la norme se situe entre 80 et 110 mm. « En ce moment, on a reçu seulement entre 15 et 20 % des précipitations pour tout le mois. […] Le seul espoir qu’on a est les orages, qui pourraient déverser beaucoup de pluie en peu de temps, mais en général, c’est très localisé et ce n’est pas assez pour aider une grande région », mentionne M. Monette. Au mois d’août, les températures devraient se maintenir au-dessus des normales au Québec, mais il était trop tôt, au moment de l’entrevue le 22 juin, pour s’avancer sur les quantités de précipitations à venir.

Risques d’incendie élevés

Avec la faible quantité d’eau tombée au cours des 35 jours précédents, le météorologue a précisé que « ça ne prendrait pas grand-chose pour allumer un feu ». D’ailleurs, il a mentionné que les fumées de l’incendie de tourbière survenu dans le Bas-Saint-Laurent se sont déplacées jusqu’à Montréal le 22 juin. Durant les premières semaines de juillet, les risques d’incendie demeureront élevés à travers la province.

Quelques bandes de précipitations pourraient apparaître à partir de la mi-juillet, ce qui pourrait aider à la réduction du risque. « Mais ça prendra plus que 5 ou 10 mm pour arranger la situation », a souligné M. Monette.