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Donald Tremblay et Annie Bérubé ont relancé la commercialisation de l’Agneau de Charlevoix. Ils ont construit un centre de découpe et mis en ligne un site web. Crédit photo: Gracieuseté de Donald Tremblay et Annie Bérubé

Donald Tremblay et Annie Bérubé ont relancé la commercialisation de l’Agneau de Charlevoix. Ils ont construit un centre de découpe et mis en ligne un site web. Crédit photo: Gracieuseté de Donald Tremblay et Annie Bérubé

Ils ressuscitent l’Agneau de Charlevoix

La production d’agneaux de Charlevoix est en déclin. Presque tous les éleveurs ont quitté le navire et le centre de transformation qui en assurait la découpe n’a pas renouvelé sa certification à l’automne 2016.

Cette dernière tuile a sonné le glas de l’appellation Agneau de Charlevoix. Mais Donald Tremblay et sa conjointe se sont retroussé les manches. Ils viennent de terminer la construction d’un centre de transformation dans leur propre ferme.

Ainsi renaît l’Agneau de Charlevoix.

Le dernier des Mohicans

L’Agneau de Charlevoix représente la première appellation réservée du Québec, reconnue selon la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants. Cette appellation assure aux consommateurs que l’agneau provient de la région de Charlevoix et qu’il a notamment été nourri avec du fourrage et des céréales propres à cette région. Le concept avait le vent dans les voiles en 2009 alors que sept éleveurs détenant la certification produisaient ce type d’agneau.

Aujourd’hui, Donald Tremblay est le dernier des Mohicans. « Je suis là depuis le début et l’Agneau de Charlevoix, j’y crois. C’est un produit unique. Des clients le recherchent, mais les ventes ont diminué. Il faut le relancer », explique-t-il.

 

 

Comme première étape, M. Tremblay et sa conjointe Annie Bérubé ont construit un centre de transformation des viandes à Saint-Hilarion. Le budget étant limité, ils ont tout fait eux-mêmes, misant de surcroît sur de l’équipement usagé pour diminuer les coûts. Depuis l’ouverture du centre il y a un mois, le couple a vendu la viande de 48 agneaux.

Mais le plus important, selon M. Tremblay, c’est d’obtenir un permis de vente en gros de produits carnés, qui donnera au couple la possibilité d’approvisionner des détaillants. « Depuis des années, nous sommes limités à vendre nos produits directement au consommateur ou à des restaurateurs, et c’est pas mal rock and roll, soutient l’éleveur. Si on veut croître, il faut atteindre un marché plus large. Il faut que nos produits soient offerts dans les magasins de Montréal et de Québec. » Ils ont également mis en ligne le site levéritableagneau.ca.

Chose certaine, les anciens éleveurs d’agneaux de Charlevoix observent avec intérêt la démarche du couple. Autant Simon Audet que Lucie Cadieux, celle qui a tenu la production à bout de bras pendant des années, mentionnent leur volonté de reprendre cet élevage advenant une demande et des prix plus élevés.