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Les 160 000 livres de pommes de terre se sont envolées en sept jours. Photo : Gracieuseté de Philippe Gagnon

Les 160 000 livres de pommes de terre se sont envolées en sept jours. Photo : Gracieuseté de Philippe Gagnon

Raz-de-marée médiatique après avoir donné une montagne de patates

Le propriétaire d’Aux Jardins d’Alex et Jennie, Philippe Gagnon, ne s’attendait pas à ce que son entreprise de Saguenay fasse autant ­parler d’elle lorsqu’il a fait le choix de donner 160 000 livres de pommes de terre en libre-service, en décembre.

La ferme doit son nom à Alex et Jennie, les enfants de Philippe Gagnon et Karine Dumais.

La ferme doit son nom à Alex et Jennie, les enfants de Philippe Gagnon et Karine Dumais.

« En sept jours, tout était envolé. La radio est venue, les médias locaux. Après, ça a été le déroulement médiatique », a raconté ­l’agriculteur, en entrevue avec La Terre, le 17 décembre.

Après avoir eu une récolte abondante, en octobre, M. Gagnon et sa conjointe, Karine Dumais, ont décidé de donner des surplus de pommes de terre imparfaites qu’ils ne pouvaient pas vendre en épicerie. « Les envoyer à la transformation aurait exigé qu’on paie des frais de chauffage pendant deux mois [pour l’entreposage] », ajoute celui qui a préféré « faire un cadeau à [ses] clients avant le temps des Fêtes. »

Bien vite, des photos spectaculaires de son entrepôt enseveli d’une montagne de patates où les gens étaient invités à se servir gratuitement ont fait le tour des réseaux sociaux. Une sympathique vidéo où l’on aperçoit les enfants de Philippe Gagnon glisser sur la montagne de pommes de terre sur l’air de la chanson J’ai mangé trop de patates frites, de Bleu Jeans Bleu, a aussi été ­partagée à maintes reprises.

« Sûrement que des gens qui ne nous connaissaient pas nous ont connus. On s’en fait beaucoup parler. On a reçu au moins 4 000 messages de gens reconnaissants », raconte le producteur maraîcher, qui précise néanmoins que la visibilité médiatique n’était pas l’objectif. Il ne s’agissait pas non plus du premier élan de générosité de sa ferme. « On l’avait déjà fait avec les carottes, il y a quelques années. On avait invité les gens à venir en cueillir dans nos champs gratuitement, parce qu’on avait eu des surplus qu’on n’avait pas récoltés », se souvient-il.

Dons de bleuets à l’été 2020

Contacté par La Terre, Bruno Roy, qui avait lui aussi fait parler de lui à l’été 2020 lorsqu’il a donné ses bleuets en autocueillette, a affirmé recevoir encore des commentaires à propos de cette initiative. Malheureusement, le propriétaire de la Bleuetière Duroy à Lévis n’a pas pu profiter de cette visibilité l’été suivant, en 2021, puisqu’il a perdu ses fruits en raison des gels printaniers. « Je pense que les gens s’en rappelleront encore l’an prochain », se console néanmoins celui qui ne perd pas espoir d’avoir une bonne saison en 2022.