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Raynald Mercier, propriétaire, et son épouse Rachel Leblanc, superviseure de la pisciculture, entourés de leur fille Sabrina, directrice, et leur fils Nicolas, gérant de la poissonnerie. Photo : Gracieuseté de Raymer Aquaculture

Raynald Mercier, propriétaire, et son épouse Rachel Leblanc, superviseure de la pisciculture, entourés de leur fille Sabrina, directrice, et leur fils Nicolas, gérant de la poissonnerie. Photo : Gracieuseté de Raymer Aquaculture

L’intérêt pour l’aquaculture : le premier critère d’embauche

Quelle part joue l’intérêt pour le secteur d’activités des employés dans le succès d’une entreprise? Chez Raymer Aquaculture, dans la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie, on croit que le réel intérêt du candidat pour l’élevage en aquaculture est tout aussi important que sa compétence. « Chez nous, on croit que la compétence, ça s’acquiert si on a de l’intérêt pour son travail », affirme Sabrina Mercier, directrice de l’entreprise depuis 2013.

Celle qui a étudié en administration et gestion des ressources humaines est consciente que cette approche peut surprendre, mais elle affirme qu’un employé heureux, passionné par l’aquaculture, qui partage les valeurs de l’entreprise et celles de ses confrères, apprendra énormément et sera d’un grand apport.

Une question de valeurs

Parmi les valeurs de cette entreprise familiale qui compte 13 employés, notons le respect du vivant, puisqu’il faut soigner les ombles de fontaine et les ombles chevaliers qui nagent dans 28 bassins de l’alevinage jusqu’à l’engraissement. « Nous faisons l’élevage de 50 tonnes de poissons par année. Nous recherchons donc les employés qui aiment et s’intéressent aux sciences de la vie », dit Sabrina. Comme Raymer Aquaculture compte également un secteur de la transformation et une poissonnerie ouverte à l’année, tout le personnel doit également être attaché aux valeurs d’hygiène et de propreté. 

Une fois en poste, l’employé n’est pas laissé à lui-même. « Nous voulons être à l’écoute de chacun d’eux et respecter ses particularités et sa personnalité, poursuit la directrice. Nous avons réalisé que les mesures appliquées uniformément à tous les employés ne donnent pas toujours les résultats escomptés. Elles peuvent plaire à certains et déplaire à d’autres. »

C’est ainsi que l’entreprise a choisi d’écouter chacun de ses employés. On a adapté les horaires de travail selon les besoins et préférences de chacun. Il y a chez Raymer Aquaculture des parents qui choisissent de moins travailler pour s’occuper de leur famille. D’autres veulent du temps pour leur vie sociale. D’autres encore aiment accumuler beaucoup d’heures. Tout cela est possible. Certains préfèrent des tâches plus routinières, ce qui répond à leur besoin de se sentir en contrôle. Au contraire, les jeunes employés semblent apprécier plus de diversité et pouvoir enrichir leurs compétences. On leur permet donc de développer leur polyvalence pour s’assurer qu’ils soient heureux au travail.

Tous ces petits gestes de l’administration ont un impact positif sur l’ambiance et les échanges dans l’entreprise. « Parfois même, je pose directement la question à certains employés qui s’expriment peu. Je leur demande quelles tâches ils aiment accomplir. C’est important pour nous que la bonne personne soit au bon endroit, au bon moment », conclut Sabrina.

Raymer Aquaculture a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de Gaspésie-Les-Îles pour représenter cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.