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Le 12 mars, Cammy et James Lockwood ont été nommés Jeunes agriculteurs d’élite de la Colombie-Britannique et du Yukon. Photo : Gracieuseté des fermes Lockwood

Le 12 mars, Cammy et James Lockwood ont été nommés Jeunes agriculteurs d’élite de la Colombie-Britannique et du Yukon. Photo : Gracieuseté des fermes Lockwood

Les fermes Lockwood cultivent des liens familiaux

COBBLE HILL, C.-B. — Avec l’aide de sa femme Cammy et de son père Barry, James Lockwood a fondé les fermes Lockwood en 2011 dans le but de vendre ses récoltes dans les marchés avoisinants et à des restaurants locaux du sud de l’île de Vancouver. L’entreprise compte aujourd’hui deux acres de légumes et plus de 4 200 poules pondeuses.

Celui qui a grandi dans une pépinière de plantes ornementales et qui se destinait à une carrière dans la Gendarmerie royale du Canada ne pensait pas se découvrir une passion pour l’agriculture et suivre les traces des générations antérieures.

Entre les tâches quotidiennes et la volonté d’utiliser des pratiques toujours plus responsables, chaque journée amenait son lot de défis. En octobre 2018, au moment où l’entreprise connaissait quelques problèmes de production, Barry est décédé. Le lendemain, James et Cammy recevaient un appel pour participer au concours Jeunes agriculteurs d’élite du Canada, une invitation qu’ils pensaient décliner en raison des circonstances difficiles. Encouragés par leur entourage, ils ont finalement accepté. 

Le 12 mars, ils ont été nommés Jeunes agriculteurs d’élite de la Colombie-Britannique et du Yukon, entre autres parce qu’ils sont des pionniers dans l’utilisation de la mouche soldat noire pour le régime alimentaire des poules et qu’ils priorisent les méthodes d’agriculture biologiques et les partenariats locaux. 

« On ne travaille pas dans l’agriculture pour recevoir des prix ni pour le salaire, explique James, même si cela fait chaud au cœur d’être reconnu par des experts. On se questionne beaucoup quand on est agriculteur, et je crois que plusieurs producteurs se sentent seuls par moments. Recevoir ce type d’encouragement nous incite à continuer de faire ce qu’on aime et nous dit qu’on le fait bien. C’est stimulant! »

La mémoire d’un père

Cammy insiste sur le fait que son beau-père, qu’elle appelle affectueusement Dad, est au cœur du succès de l’entreprise familiale. James y croit tout autant, affirmant que son père a joué un rôle essentiel dans la formation des producteurs qu’ils sont devenus. « J’espère que mes enfants voudront travailler avec moi plus tard, confie-t-il, car les années où j’ai travaillé avec mon père ont été extraordinaires et je leur souhaite de vivre ça! »

Jayce, âgé de six ans, manifeste déjà un grand intérêt pour l’entreprise familiale, tandis que sa sœur, Keighley, a de fortes aptitudes en gestion. Du haut de ses sept ans, elle n’hésite pas à assigner des tâches à tout le monde, ce qui fait bien rire ses parents.   

Le vidéaste François Lamy sillonne le pays pour aller à la rencontre de la relève agricole canadienne. Sollio Agriculture l’a choisi parmi des dizaines de candidats afin de produire des capsules vidéo sur les sept couples finalistes régionaux du concours Jeunes agriculteurs d’élite du Canada, qui couronnera ses gagnants au début de décembre.