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Alice De Guise et Élise Beauchemin, de la ferme Canard du Village, s’activent à la préparation des commandes. Photo : Gracieuseté de la ferme Canard du Village

Alice De Guise et Élise Beauchemin, de la ferme Canard du Village, s’activent à la préparation des commandes. Photo : Gracieuseté de la ferme Canard du Village

Le Petit abattoir pourrait ouvrir dès l’automne

Le projet d’un nouvel abattoir en Montérégie a franchi une étape importante vers sa concrétisation. La coopérative de solidarité Le petit abattoir de Granby a obtenu une aide financière de plus de 375 000 $ des gouvernements fédéral et provincial. C’est le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, qui en a fait l’annonce le 22 juin.

Ce financement permettra d’aller de l’avant avec la transformation de quatre conteneurs maritimes en une unité d’abattage répondant aux normes d’inspection HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Fernande Ouellet, de la ferme Rusé comme un canard, est à l’origine de ce projet qui vise à offrir une solution aux petits producteurs de volailles, de lapins et autres productions spécialisées qui ont difficilement accès aux grands abattoirs industriels. C’est le cas notamment de la ferme Canard du village, une entreprise familiale de Saint-Pie, dont la production annuelle s’élève à 10 000 canards de Barbarie. Toutes les deux semaines, ce sont quelque
300 volailles qui partent à l’abattage.

« En raison du faible volume, on ne passe jamais en priorité, explique Alice De Guise, responsable des communications et de l’agrotourisme. C’est aussi difficile de savoir la date de retour de nos canards une fois préparés et emballés. Cela complique la planification de la transformation de nos produits. »

L’ouverture du Petit abattoir est donc attendue avec impatience par la trentaine de producteurs membres de la coopérative. « On espère une mise en exploitation à l’automne, précise Alice De Guise. Le fait que l’abattoir soit à proximité éliminera le transport des volailles sur des centaines de kilomètres. Cela devrait nous permettre d’abaisser les coûts. »

Fernande Ouellet porte ce projet depuis plusieurs mois avec d’autres partenaires dont le peintre Marc Séguin, qui est aussi propriétaire d’une fermette. Elle souhaite que d’autres petits abattoirs s’implantent au Québec. « C’est un modèle qui est reproductible, a-t-elle affirmé en marge de la conférence de presse du ministre Lamontagne. Ce que l’on souhaite, c’est de voir apparaître d’autres infrastructures comme celle-ci un peu partout sur le territoire pour [favoriser] le développement d’une agriculture à petite échelle. » 

Sylvie Lemieux, collaboration spéciale