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Des achats groupés de foin provenant de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’extérieur du Québec sont envisagés. Photo : Archives/TCN

Des achats groupés de foin provenant de l’Abitibi-Témiscamingue et de l’extérieur du Québec sont envisagés. Photo : Archives/TCN

Le manque de fourrages inquiète toujours

Deux mois après le déclenchement de l’Opération sécheresse, l’approvisionnement en foin et en paille est toujours préoccupant dans certaines régions du Québec.

« Le Centre-du-Québec regarde pour des achats groupés en provenance de l’Ouest canadien et des démarches sont faites avec le Nouveau-Brunswick par les producteurs de Gaspésie, a indiqué Martin Caron, premier vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Beaucoup de discussions sont également en cours au niveau régional pour des achats venant d’Abitibi-Témiscamingue. »

En date du 16 septembre, quelque 110 fermes, dont environ le tiers provient d’Abitibi-Témiscamingue, ont inscrit leur offre de fourrages et de paille dans le tableau mis en ligne par l’UPA. Jusqu’à présent, une cinquantaine d’agriculteurs se sont approvisionnés par ce moyen. Martin Caron ajoute que les cellules de crise régionales mises en place ont aussi permis de régler certaines problématiques liées au transport et à la qualité du foin.

Comité de suivi sur la sécheresse

Par ailleurs, le comité de suivi sur la sécheresse réunissant des représentants de La Financière agricole, du ministère de l’Agriculture du Québec et de l’UPA s’est réuni une nouvelle fois le 14 septembre. Après un premier versement de plus de 21,3 M$ effectué en août, La Financière a dit prévoir un deuxième paiement à la protection d’assurance collective foin et pâturages. « Le montant et la date du dépôt seront ­rendus publics prochainement, lorsque les analyses seront ­terminées », a mentionné Valérie Beaulieu, conseillère en relations publiques à La Financière.

Jusqu’à présent, une somme additionnelle de 1,8 M$ a été versée aux producteurs pour indemniser certaines mesures d’exception liées à la sécheresse, comme les frais d’application d’un agent dessiccatif et les frais d’andainage pour les producteurs céréaliers, mais aussi les frais de l’irrigation par aspersion pour les producteurs de pommes de terre et de cultures maraîchères.