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La valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 2,6 % au Québec et de 3,7 % au Canada dans les six premiers mois de 2020. Photo : Archives/TCN

La valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 2,6 % au Québec et de 3,7 % au Canada dans les six premiers mois de 2020. Photo : Archives/TCN

La valeur des terres progresse plus lentement qu’en 2019

En dépit des perturbations provoquées par la pandémie, la valeur des terres agricoles a augmenté en moyenne de 2,6 % au Québec dans la première moitié de l’année 2020, selon Financement agricole Canada (FAC).

La valeur des terres agricoles a cependant progressé à un rythme moins soutenu dans la Belle province que dans les six derniers mois de 2019, où une hausse moyenne de 3,7 % avait été observée. Certaines régions comme l’Estrie, où la demande demeure forte et l’offre pour des terres est rare, ont connu des hausses supérieures à 2,6 %. À noter que FAC publie ses données régionales dans son analyse de fin d’année.

Dans l’ensemble du pays, le prix des terres a crû en moyenne de 3,7 % au courant de la même période. « Cette augmentation, similaire aux hausses des cinq dernières années, devrait se traduire par des augmentions de moins de 10 % pour l’ensemble de l’année », précisent dans une analyse Olivier Biron et Lyne Michaud, respectivement directeur et analyste ­principale à l’évaluation de FAC.

Le Nouveau-Brunswick (6,5 %), ­l’Alberta (4,9 %) et la Saskatchewan (4,2 %) sont les provinces qui ont connu les plus importantes hausses. En Ontario, la valeur des terres agricoles se stabilise avec légère hausse de 0,4 % dans les six premiers mois de 2020.

Les deux analystes expliquent la « résilience » du marché par la faiblesse record des taux d’intérêt et la hausse des recettes des cultures. « Il ne fait aucun doute que les prix des produits agricoles ont été affectés par la pandémie et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement », écrivent-ils.

Les auteurs précisent néanmoins qu’un grand nombre de transactions effectuées ce printemps ont été négociées avant que la pandémie n’affecte l’économie canadienne. « On ignore encore l’ampleur de l’influence de la COVID-19 sur la valeur des terres agricoles. Il pourrait s’écouler un an ou plus avant que nous puissions évaluer son influence sur les variables économiques qui orientent le marché des terres agricoles », soulignent-ils.