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Seule la détection des gaz O2, CO2 et NO2 permet de vérifier si la ventilation est efficace et si l’atmosphère est sécuritaire dans le silo, rappelle la CNESST. Photo : Archives/TCN

Seule la détection des gaz O2, CO2 et NO2 permet de vérifier si la ventilation est efficace et si l’atmosphère est sécuritaire dans le silo, rappelle la CNESST. Photo : Archives/TCN

Gaz de silo : l’Estrie se mobilise

Confrontée à la mort d’un producteur et à l’intoxication de deux autres personnes par les gaz de silo en moins d’un mois, la Fédération de l’UPA-Estrie organise une série d’ateliers en collaboration avec Équipements Lambert afin d’encourager les producteurs à bien s’équiper.

Alors que les opérations d’ensilage se poursuivent dans les fermes de la région, la Fédération espère rassembler le plus de producteurs possible autour de cinq séances d’information à venir (voir l’encadré) pour éviter que les gaz de silo ne fassent d’autres victimes.

Rappelons qu’à Saint-Herménégilde le 27 juillet, Nicholas Lanciaux, âgé de 33 ans, est tombé d’un silo alors qu’il effectuait une tâche reliée à l’ensilage. La Sûreté du Québec croit qu’il aurait été empoisonné par les émanations provenant du silo. Quelques jours plus tard, le 15 août, un travailleur agricole dans la cinquantaine s’est retrouvé dans un état critique après avoir été intoxiqué par des gaz à l’intérieur d’un silo. Le même scénario s’est reproduit peu de temps après, toujours en Estrie. Heureusement, ces deux personnes sont maintenant hors de danger.

Sous la main

Comme en témoignait La Terre en novembre dernier, certains producteurs ont fait l’achat d’équipements de protection en groupe. « Les producteurs doivent avoir accès à ces équipements rapidement, car ils n’ont pas le temps [d’aller chez le voisin] et de réajuster le détecteur de gaz en fonction de leur silo », soutient Valéry Martin, conseillère aux communications de la Fédération.

Les travaux de maintenance dans les silos-tours se font souvent dans l’urgence, surtout lors de la haute saison d’ensilage. Il ne suffit que de 30 secondes pour ressentir les effets nocifs des oxydes d’azote.

Selon Mme Martin, les producteurs de la région ont eu une « prise de conscience » à la suite des derniers événements. « J’espère qu’on aura beaucoup de gens présents lors de nos ateliers », lance-t-elle.

Ventiler ne suffit pas

De son côté, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNEEST) rappelle les risques mortels des gaz, notamment en période de fermentation de l’ensilage. Une chose est claire : la ventilation des lieux ne suffit pas, réaffirme Julie Fournier, responsable des communications à la direction régionale de l’Estrie de la CNESST. « Il faut avoir une procédure complète en espace clos. Le danger est présent, mais souvent oublié. […] Malheureusement, les gaz ne pardonnent pas. »

Les employeurs ont le devoir d’assurer la santé et la sécurité de leurs travailleurs et s’exposent à des amendes s’ils ne possèdent pas les équipements requis, rappelle la CNESST. Les producteurs sont d’ailleurs invités à consulter la procédure émise par l’Union des producteurs agricoles et leur préventionniste. 

Calendrier des ateliers par secteur

Coaticook : 26 septembre, à 13 h, au Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (125, chemin Morgan, Coaticook).La formation se tiendra avec les élèves du Diplôme d’études professionnelles en production animale qui verront d’ailleurs le volet Santé et sécurité à la ferme durant le mois de septembre

Des Sources : 27 septembre, à 10 h, à la Ferme Arnolait Holsteins (288, route 255, Wotton)

Frontenac/Granit : Date et endroit à confirmer

Memphrémagog : Date et endroit à confirmer

Val-Saint-François/Sherbrooke : Date et endroit à confirmer