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Différents panneaux informatifs ont été placés dans le champ de 20 000 plants de chanvre. Photos : Gracieuseté de Dany Lefebvre

Différents panneaux informatifs ont été placés dans le champ de 20 000 plants de chanvre. Photos : Gracieuseté de Dany Lefebvre

Du canna-tourisme sur le site de l’ancien abattoir Colbex

Depuis le début du mois, les consommateurs peuvent se familiariser avec les caractéristiques du chanvre, plante de la même famille que le cannabis, grâce à l’initiative de l’entreprise La Feuille Verte qui a lancé une expérience de canna-tourisme à Saint-Cyrille-de-Wendover, dans le Centre-du-Québec.

Dany Lefebvre

Dany Lefebvre

Les visiteurs peuvent se promener dans le champ de 20 000 plants de chanvre qui a été agrémenté de différents panneaux d’information portant entre autres sur l’histoire de cette plante et sa prohibition, ses bienfaits sur l’environnement ainsi que les produits qu’elle permet de créer (aliments, cosmétiques, textile, etc.).

L’idée a germé lorsque l’entreprise a aménagé son siège social sur le site de l’ancien abattoir Colbex. « C’était le site idéal pour réaliser le projet et faire connaître le chanvre davantage. Tout le monde connaît le nom, mais ne connaît pas vraiment tout ce que cette plante peut donner », souligne Dany Lefebvre, directeur général de La Feuille verte. Son entreprise cultive sept cultivars, tous autorisés par Santé Canada, et les transforme en différents produits depuis 2004.

Gagnant pour les producteurs de cannabis

Cette offre d’agrotourisme est vue d’un bon œil par l’Association québécoise de l’industrie du cannabis (AQIC). « Tranquillement, en informant mieux la population, on va pouvoir enlever du stigmate autour de cette plante », indique Pierre Leclerc, directeur général de l’AQIC.

Il précise toutefois que le chanvre commercial, comme il est question à La Feuille Verte, n’est pas régi par les mêmes lois que la production de cannabis. Il est encore impensable, selon lui, à court terme pour un producteur de cannabis d’offrir ce genre de centre d’interprétation sur les lieux de leur culture.

Par ailleurs, celui qui a été nommé au début août à son poste de directeur général aimerait ouvrir davantage les canaux de communication avec le gouvernement provincial afin d’avoir une meilleure relation et d’ouvrir des portes aux producteurs.