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Le fumier des fermes participantes passera par un processus de méthanisation pour la production de gaz naturel renouvelable. Photo : Archives/TCN

Le fumier des fermes participantes passera par un processus de méthanisation pour la production de gaz naturel renouvelable. Photo : Archives/TCN

Des producteurs laitiers réunis dans un projet de gaz naturel

Une douzaine de producteurs laitiers du Saguenay–Lac-Saint-Jean s’associent à divers partenaires du secteur agroalimentaire pour la construction d’une usine de production de gaz naturel renouvelable dans la région. L’entreprise Agriméthane Saguenay sera alimentée par les matières résiduelles issues des élevages et des transformateurs participants. Un projet qui s’élève à 17 M$.

« C’est un engagement qu’on veut prendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », soutient Daniel Gobeil, propriétaire de la Ferme du Fjord, située dans l’arrondissement La Baie de Ville de Saguenay, et l’un des instigateurs du projet. 

Daniel Gobeil

Daniel Gobeil

Il explique que le fumier, les balles de foin non comestibles, les grains inutilisables issus des fermes, ainsi que les matières résiduelles produites par des partenaires tels que Nutrinor et la Fromagerie Boivin, passeront par un processus de méthanisation pour la fabrication de gaz naturel qui sera intégré dans le réseau Énergir. Le digestat produit lors du procédé sera par la suite utilisé comme engrais naturel dans les fermes participantes. « Ce qu’on va épandre sur nos terres sera meilleur pour l’environnement », ajoute M. Gobeil, qui est également président des Producteurs de lait du Québec.

La construction de l’usine devrait avoir lieu en 2023, en prévision d’une première livraison de gaz naturel en 2024.

8 M$ consentis par Québec

La semaine dernière, le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec a consenti une subvention de 8 M$ à Agriméthane Saguenay, dans le cadre d’un nouveau programme de soutien à la production de gaz naturel mis en place en novembre. « Ça faisait un bout de temps qu’on avait ce projet en tête, mais comme ça demandait beaucoup d’investissement, on avait un peu mis ça de côté. Quand on a pris connaissance du nouveau programme, ça nous a poussés à nous y remettre plus sérieusement », explique M. Gobeil, qui compte faire des démarches de sensibilisation auprès d’autres paliers gouvernementaux pour l’obtention d’une aide dans le projet.