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Aujourd’hui âgé de 17 ans, Kevin Jacques a eu la piqûre de l’agriculture au début de l’adolescence. Photos : Gracieuseté d’Éric Lessard

Aujourd’hui âgé de 17 ans, Kevin Jacques a eu la piqûre de l’agriculture au début de l’adolescence. Photos : Gracieuseté d’Éric Lessard

De Dylan à Kevin, une passion bien vivante

Originaire de Saint-Côme-Linière, Dylan Dumas rêvait de posséder un jour sa propre ferme. Bien qu’infiniment triste, le décès tragique de l’adolescent de 17 ans permet néanmoins de mettre en lumière la passion de jeunes qui, tout comme lui, ont choisi l’agriculture. Kevin Jacques figure parmi ceux-ci.

Décrit comme un garçon vaillant, fonceur et ambitieux, Dylan a perdu la vie le 25 janvier dernier. Il était alors sur la route et effectuait le trajet entre deux des quatre fermes laitières qui l’embauchaient. Au travail souvent très tôt le matin, il ne comptait pas ses heures et aimait beaucoup les animaux. Sa passion, le jeune homme l’avait sans doute héritée de ses grands-parents, qui exploitaient eux-mêmes une ferme.

Kevin Jacques n’a pas connu Dylan. Il partage toutefois avec lui le même intérêt pour l’agriculture. C’est au contact de son meilleur ami que Kevin, qui réside à East Broughton, a eu la piqûre, il y a plus de cinq ans. Aujourd’hui, le jeune homme complète un diplôme d’études professionnelles en production laitière au Centre de formation agricole de Saint-Anselme et occupe un emploi à la Ferme Éric Lessard. À 17 ans lui aussi, il jongle avec un horaire chargé.

« Le jour, je suis à l’école, et le soir et le dimanche, je fais des heures à la ferme, raconte Kevin. Pour moi, ça a toujours été clair que j’irais dans ce domaine-là. Ma passion me vient de mon ami, mais mon grand-père avait deux porcheries et mon père est camionneur de lait. Depuis que je me suis lancé, j’ai pris l’habitude de faire de tout, mais c’est certain qu’un jour, j’aimerais bien avoir ma propre ferme. »

Kevin apprécie particulièrement le travail manuel parce qu’il lui permet d’obtenir des résultats rapides et visibles. « C’est stimulant; tu vois l’impact concret de ce que tu fais. À la ferme, en plus, ce n’est pas du travail à la chaîne. Les tâches sont très variées. J’ai l’impression d’être dans un monde à part, de faire quelque chose de vraiment différent. C’est spécial aussi de penser qu’on peut nourrir le monde. »

Très engagé et désireux d’apprendre

L’employeur de Kevin, Éric Lessard, ne tarit pas d’éloges à l’égard de son jeune ouvrier. Lorsqu’il a fait l’acquisition de la ferme, Kevin y était déjà. « J’arrivais et il y a eu quelques difficultés avec les robots de traite. Tout ce qu’il savait, Kevin me l’a expliqué. Il est débrouillard, travaille de façon sécuritaire et vient me voir s’il n’est pas sûr. Et il adore apprendre; c’est un vrai mordu! » témoigne M. Lessard.

Issu d’une famille de quatre enfants, Kevin est d’ailleurs une source d’inspiration pour son frère de 13 ans, qui s’est initié aux travaux agricoles encore plus tôt que lui. « Chez nous, quand j’étais jeune, je me souviens que le travail était valorisé. Ça ne me dérange pas de commencer de bonne heure et de finir tard. Lorsqu’il y a des problèmes à régler ou des défis à relever, je veux participer aux solutions. »