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Le plastique d’ensilage est maintenant récupéré dans quatre MRC du Québec grâce aux projets pilotes en place. Photo : Gracieuseté d’AgriRECUP

Le plastique d’ensilage est maintenant récupéré dans quatre MRC du Québec grâce aux projets pilotes en place. Photo : Gracieuseté d’AgriRECUP

AgriRÉCUP veut étendre ses projets pilotes

AgriRÉCUP souhaite étendre à l’ensemble des agriculteurs du Québec et rendre permanents ses projets pilotes de récupération de pellicules de plastique et de ficelles. Pour y parvenir, Christine Lajeunesse, directrice d’AgriRÉCUP pour l’est du Canada, estime que le gouvernement doit intervenir de manière réglementaire afin de permettre à l’organisme de se financer.

« Avec la responsabilité élargie des producteurs (REP), ceux qui mettent des items sur le marché sont responsables du financement de récupération. C’est la même chose en agriculture. Ça prend un règlement pour obliger le financement du programme », affirme-t-elle.

Cela fait deux ans que l’organisme sans but lucratif travaille à mettre en place des projets pilotes de récupération de pellicules de plastique, soit d’ensilage et de balles de foin, de ficelles, de filets et de toiles et de sacs-silos pour ensilage. Ces projets pilotes ont pour but de développer la logistique du programme de récupération et de voir les coûts reliés.

Pour l’instant, des sites de collecte ont été déployés dans quatre MRC en Montérégie à l’été 2020. Mme Lajeunesse soutient que cela a permis de revaloriser 100 tonnes de plastique. De toute la matière récupérée, 5 % a été envoyée pour être brûlée dans une cimenterie, le reste a été recyclé. 

Volonté des agriculteurs

« La chose la plus claire du projet pilote est la volonté des agriculteurs de revaloriser le plastique », se réjouit Mme Lajeunesse.

Dans deux sites de collecte, on souligne la participation grandissante au projet. « Ils viennent de plus en plus porter leurs plastiques. On pensait qu’il y aurait une baisse à l’hiver, mais ça n’a pas l’air », soutient Benoit Giroux, de la succursale JLD Laguë à Pike River. « Quand on leur parle, ce qui revient le plus souvent, c’est : ˝Il était temps.˝ Les agriculteurs sont contents de se débarrasser du plastique de la bonne façon », indique Jean-François Migneault, de Coop Comax à Saint-Hyacinthe. Tous les deux mentionnent que leur implication est minime. Ils remettent les sacs aux clients pour la récupération et assurent un suivi pour qu’AgriRÉCUP vienne ramasser le matériel quand la quantité est importante.

La directrice d’AgriRÉCUP souligne également l’impact économique du projet qui permet de créer des emplois du côté des transporteurs et des usines qui recyclent le plastique. Des projets pilotes ont aussi été menés au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. 

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