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L’expertise du Québec en matière de traçabilité est reconnue par Ottawa dans le déploiement du système national d’information sur la traçabilité du bétail. © Archives/TCN

L’expertise du Québec en matière de traçabilité est reconnue par Ottawa dans le déploiement du système national d’information sur la traçabilité du bétail. © Archives/TCN

Vers une traçabilité nationale

Le gouvernement fédéral injecte 7,5 M$ dans la traçabilité du bétail. Agri-Traçabilité Québec (ATQ) y jouera un rôle majeur.

L’investissement de 7,5 M$ servira à mettre en place de même qu’à administrer le système national d’information sur la traçabilité du bétail. Les bovidés, les ovins, les caprins, les cervidés et les porcs sont visés par le nouveau système.

Dans une première phase, la base de données sur la traçabilité sera constituée. Cette dernière permettra de réduire la paperasserie administrative et ira de pair avec le travail accompli par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), explique Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).

La base de données nationale sera gérée par ATQ et son pendant fédéral, l’Agence canadienne d’identification du bétail (ACIB). Les deux organisations combineront leur expertise au sein d’une nouvelle société à but non lucratif, nommée Service de traçabilité agricole du Canada. Pour le président du conseil d’administration du Service, Terry Kremeniuk, « la traçabilité joue un rôle important non seulement dans la prévention et la gestion d’une éclosion de maladie, mais aussi dans l’accès aux marchés mondiaux ».

La mise en commun des deux expertises permettra de disposer d’une base de données solide et efficace, de simplifier le système et de réduire ses coûts, a indiqué à la Terre la directrice générale d’ATQ, Marie-Christine Talbot, en direct de Calgary où le ministre Ritz a fait l’annonce des 7,5 M$.

Ottawa a également retenu l’application Web d’ATQ pour la gestion des données de traçabilité. « C’est une très bonne nouvelle. C’est vraiment une expertise qui vient de chez nous », a réagi Mme Talbot.

Québec

En matière de traçabilité, les éleveurs du Québec font figure de pionniers. En effet, dans la Belle Province, le système est implanté de la ferme à l’abattoir pour les productions bovine (2002), ovine (2004) et de cervidés (2009). Ainsi, les éleveurs posent les identifiants à la naissance de leurs animaux et font les déclarations de mouvement chez ATQ. Pour leur part, les producteurs de porcs ont lancé leur programme national en juillet dernier.