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Les producteurs de grands gibiers auront une table de concertation afin de faire progresser leur secteur. Photo : Archives/TCN

Les producteurs de grands gibiers auront une table de concertation afin de faire progresser leur secteur. Photo : Archives/TCN

Une table de concertation pour les grands gibiers

Au cours des prochains mois, une table de concertation sera créée afin d’aider les éleveurs de grands gibiers du Québec à se relancer. Ces derniers ont connu une année 2020 difficile, avec une baisse de produits vendus estimée à 85 %. Cette proposition a été adoptée à l’unanimité lors de l’assemblée générale annuelle de leur fédération qui s’est tenue le 20 février.

La Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec choisira différents acteurs pour y siéger. Il pourrait par exemple y avoir des représentants des producteurs, des restaurateurs, de la Financière agricole, des transformateurs et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. « La Fédération va continuer d’être là. La table va nous aider à nous développer en ayant le soutien de l’UPA », a précisé la présidente Josée Toupin.  La table fera des recommandations à l’exécutif et au conseil général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour indiquer la position à prendre dans ce secteur.

La proposition a été reçue positivement par les producteurs qui ont pris la parole lors de l’assemblée. « Cette table va faire en sorte que les dossiers vont avancer plus rapidement », croit Gaétan Lehoux, producteur de cerfs rouges.

Bénéfique pour le secteur bio

Martin Caron, premier vice-président de l’UPA, présent lors de l’assemblée virtuelle, a souligné que ce type de table avait été instauré pour la production biologique et que cela avait été bénéfique. « Depuis trois ans, le bio a eu une poussée de croissance », a-t-il affirmé.

Éric Leboeuf, producteur de sangliers, a mentionné s’être informé auprès de producteurs biologiques. « Ils disent tous que c’est incroyable l’aide que ça a amenée. Quand on connaît les résultats de la table bio, je vois ça d’un très bon œil », a-t-il dit.

Une étude sur les coûts de production sera menée au cours de l’année. Josée Toupin explique que cela permettra d’améliorer la rentabilité du secteur grâce à une meilleure connaissance de ses forces et de ses faiblesses. L’étude aidera donc l’organisation à mieux cibler ses champs d’intervention. Il y aura des entretiens avec les producteurs. Des participants sont d’ailleurs recherchés, principalement parmi les éleveurs de sangliers. 

600 $ de revenus

Pour l’année 2021, la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec aura comme seul revenu la contribution des syndicats affiliés, soit un total de 600 $. L’UPA ne renouvelle pas son aide financière de 29 000 $. Elle a plutôt offert son soutien pour mettre en place la table de coordination. Pour l’instant, l’argent disponible en caisse à la Fédération l’aidera à boucler l’année.  « On va devoir réfléchir à un projet rassembleur pour faire entrer de l’argent », a toutefois mentionné la présidente Josée Toupin.

Volonté de relever d’un seul ministère

Les membres de la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec ont manifesté, lors de leur assemblée générale annuelle, la volonté de se dissocier du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), pour ne relever que du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Un mandat en ce sens a été donné au conseil d’administration. L’éleveur de cerfs rouges J. Alfred Boutin a fait valoir que la réglementation est interprétée différemment selon chaque agent de la faune, ce qui devient problématique. Des producteurs ont soutenu vouloir quitter le MFFP afin de simplifier la gestion et d’avoir un unique référent. « Le MFFP est là pour veiller à la faune, pas pour les élevages », a exprimé Nicolas Gauthier, producteur de sangliers. La demande avait déjà été faite dans le passé, mais sans succès.